Je vous expose le problème.
Je travaille 3Xh45 par semaine, ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça, point barre, et une fois sorti de la vie estudiantine et entré de plein pied dans ce monde à part, que nous nommerons par souci de clarté "monde du travail", et bien force est de constater que les éléments extérieurs renouvellent d'intensité et de perfidie pour vous désarçonner de votre aimable quotidien.
Je m'explique.
Dans ce "monde du travail", finies les vacances infinies par semaine entière, chaque jour de congé à poser vous pèse comme autant de reins que vous distribueriez, et chaque jour férié vous apparaît comme un cadeau divin, présent digne et preuve d'une entité supérieure barbue ou pas.
Mais de qui se moque-t-on ?
Voici le mois de Mai, mois du fainéant et moi je salive. Sauf que présent divin ou pas, on se fout de moi. Que tous les jours fériés ou non-travaillés, ainsi que les ponts qui les accompagnent soient couronnés de nuages grisonnant, humides, venteux, il suffit. Voilà , encore un week-end de trois jours passés sous le signe de la couette pelotonnée façon Nem ou Chips C'evette.
Ca pourrait s'arrêter là , mais non.
Ce matin, mardi, jour de reprise et de tête dans le postérieur (
je suis très souple), quelle stupeur de constater un ciel bleu, une brise légère qui vous aguiche le téton, une herbe verte et tendre, bref un temps idéal. Et bien sûr je vais rester enfermé toute cette utain de journée à contempler la quatre-voies rayonnant de mille feux sous les assauts répétés d'un soleil radieux, bordel de fiante.
Cadeau divin, mon Fût ouais!
Conclusion.
L'impression que j'ai, c'est d'assister à une pêche à la ligne grandeur nature où le jour de farniente tant désiré sert d'appât, Ô le joli jour férié que voilà , et au moment ou tu mords, Gniak, et bien non seulement tu te rends compte qu'il va faire un temps pourri, et que cerise sur le chapeau, au moment de reprendre le travail, on vient te narguer, avec un temps sublime, du genre "Regarde ce que t'aurais pu avoir, fils de rien. Mouhahahahahahaha (
rire à caractère vil et informatif) !"
Voilà .
Rien.
Rien.