Normalement je devrais être en train de dormir à l'heure qu'il est, étant donné que je ne dors que très peu ces dernières nuits, pourchassé que je suis dans des rêves plus ou moins agités, bref, j'aurais aimé pouvoir faire une tite sieste post-travail. Sauf qu'aujourd'hui fut une
journée noire, la fameuse journée où dès les premières minutes de la phase d'éveil, et malgré le ciel bleu, vous savez que ça va être dur, et qu'en plus les éléments sont contre vous, tout contre vous.
C'est avec une tête de déterré que j'embauche péniblement vers
8h du matin, rien à signaler, pour l'instant... la matinée se passe, je dois néanmoins dépanner à distance un client, et le problème s'annonce corsé.
12h30, je pars en quête de substances grasses à ingurgiter, autrement dit me voilà parti direction Mac Donalds pour mon petit extra de la semaine (
je suis sage), à part le fait de caler devant le guichet, supportant le rictus moqueur du vendeur, rien à signaler non plus, la commande est complète.
13h me voici chez moi, premier hic, j'ai oublié d'appuyer sur la chasse d'eau, celle-ci coule donc depuis près de 5h. Je ne me laisse pas abattre, je mange, je bois, je ne finis pas mon coca (
ça a son importance pour la suite, si, si), je monte, appelle
Lucie, et je dois dire que ce fut le rayon de soleil que j'attendais, cela m'a reboosté pour le reste de la journée, je pense qu'autrement je serais resté tranquillement à la maison tout l'après-midi sous un pretexte falacieux. Mais bon prenant mon courage à deux mains et mes clés de voitures, je repars dans le monde impitoyable qu'est le travail.
13h45, je me replonge dans ma prise à distance et m'aperçois que j'ai fait un peu plus tôt une énorme bourde qui me coutera mon après-midi, j'ai perdu tous leur paramétrage de messagerie suite à une connerie sous Office. Je rame pour obtenir identifiant et mot de passe, et ce n'est que sur les coups de
16h30 que le problème semble résolu, enfin le problème de la messagerie, car le problème principal demeure toujours une énigme.
Je vous passe l'heure et demi suivante, pour arriver Ã
17h30, Ô joie, je suis heureux de pouvoir enfin quitter ces lieux pourtant rémunérateurs, entrevoyant un repos bien mérité. Je grimpe en voiture, tourne la clé... et... Zouuuuuuuuu, plus rien. Non mais vraiment plus rien, plus de musique, plus de lumière, plus de verrouillage, je suis en rade, la batterie est morte et moi je me trouve bête. S'en suivent un aller-retour chez Carrefour avec la précieuse aide de ma collègue débauchant, 75 € de batterie neuve, et près d'1h45 de bataille avec la-dite batterie. Et le pire, il se trouve que c'est le seul jour de l'année où j'ai mis une chemise d'un blanc immaculée, heureusement, j'ai retrouvé un vieux t-shirt dans le coffre, t-shirt duquel moultes effluves venaient m'agresser le nez et pour cause :
sudation + près d'un mois dans un coffre fermé au soleil = Beurk..
Dans mon malheur, j'ai pu utiliser la trousse de bricolage rouge du chef contenant tout ce qu'il faut, le problème étant de trouver les bons outils... J'arrive péniblement à enlever les cosses à l'aide de clés plates.... et fier je tente de tirer sur la batterie... rien, elle ne bouge pas, cette conne. Elle reste fixée à me regarder avec ces yeux narquois qui semblaient dire "
Tu la vois ta sieste, ben, tu vas te brosser Martine" -"
Dans ton cul la morue, moi c'est David, prends toi ça dans les dents, saloupe !" *Coup de tournevis*.
Bon une heure plus tard, j'en suis toujours au même point, quand mon collègue (
et ancien propriétaire de la bête) me dit qu'il peut appeler son père... *HALLELUJAH !*, le sauveur, il arrive, et à l'aide des bons outils, dégage le utain de machin qui bloquait, et miracle la batterie coulisse. Je remplace par la nouvelle, je sers, bref ça marche, je roule, je quitte enfin ces lieux maudits, il est
19h32. Je passe enfin la porte de l'appartement, pour me rendre compte que le dit coca avait, pour je ne sais quelle raison, décidé de fuir tout le long de la table, venait imbiber le dos de la couverture du Guitar Part qu'
elle m'avait chargée de protéger. Je suis désolé et consterné, non sans m'être brûlé deux fois en époneant. Voilà . Bel épilogue.
Bien courageux, celui ou celle qui aura lu ce pavé inintéressant, en même temps, ça aurait pu être pire, mon ordinateur aurait pu très bien -è_'(ç(çà (='"=($^'à )"'_(çà -éè(éè'é(çà )()à à $^(*ù*ù(é!:(!é;"(;é(,.
Ps : Ouais et je suis pas le seul pour qui les journées sont dures et poisseuses, lisez le donc, il le mérite.