C'est en relisant ces deux articles de sieur Serviteur, que j'ai eu l'envie de poster cet article, afin d'éviter un commentaire biographique frôlant le nombre de caractères limités. C'est plus un parallèle avec mon propre vécu, puisque nous sommes de la même génération, il peut y avoir certaines redites et je m'en excuse, mais voyez cela comme une réaction personnelle sur l'instant qu'une argumentation, puisque je suis plus que d'accord avec ce qu'il écrit.
Né au début des années 80, j'ai connu les 33T et 45T durant ma tendre enfance, du Disney en pagaille et autre histoire enfantines, puis un peu plus âgé, vinrent les K7, ces fameuses K7 si fragiles pour peu qu'on y fasse pas attention (j'aurais pu dire la même chose du vinyle mais il m'arriva moins de déboires). Henri Dès, Les Musclés, Les Inconnus et autres joyeusetés remplissaient mes tiroirs. Rentrant au collège, et recevant quelques temps après mon premier combi Radio-K7-CD (le GMS ait son âme) je me fis mes premières compils radiophoniques.
Comme je l'ai répété maintes et maintes fois, FunRadio faisait du bruit, les distortions des guitares n'étaient pas, à l'époque, mixées sous quelques beats technoïdes, Europe 2, NRJ faisaient de même et SkyRock portait bien son nom, bref que du bonheur pour l'adolescent qui s'éveille.
Je me retrouvais donc avec des compilations diverses et variées de Nirvana, Boys II Men, Stilskin, de Big Mountain, Jimmy Cliff, Cyndi Lauper, les Innocents, zet autres. Le CD à cette époque était encore hors de portée, bien qu'on m'offrit mon premier CD en cadeau, un CD de Jean-Michel Jarre, et mon premier CD simple 2 titres payé par mes soins fut Living on My Own de Freddy Mercury.
Bref, les goûts changent et s'orientent, et je passerais vite fait sur ces années tragiques où je devins aficionado de Dance, me retrouvant encore aujourd'hui avec une collection de CD single aux effigies bariolées de Masterboy, 2 Unlimited, RedneX, E-Type, Scatman Jones, et j'en passe. Puis vint le déclic (clac).
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Celui-ci a eu lieu à ma rentrée en 4ème, j'achetais mon double best-of de Queen (Greatests Hits 1 et 2, les seuls, les vrais best of de Queen, quand on pense à la quantité industrielle de ceux parus après) et là , toutes ces chansons que je connaissais, que j'avais ouï ici et là , tout était à présent rassemblé dans ces deux précieux disques. A partir de ce moment mes maigres économies partirent dans Nevermind de Nirvana, Let There Be Rock d'ACDC, et profitais allègrement des coffrets à prix réduits des grandes surfaces du coin, oui en Vendée pas de FNAC, de Virgin, quelques rayons éparpillés ici et là , autant dire qu'il était dur de se procurer les albums tant convoités. J'ai d'ailleurs toujours une affection particulière pour les chansons de groupes cette époque 1994 - 1996, SoundGarden, Foo Fighters, Beck, Stone Temple Pilots, Wet Wet Wet, Crash Test Dummies, Connels, et j'en passe...
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Ceci correspondit à peu près avec mes débuts laborieux à la guitare, et à l'achat de revues comme Best, Inrock, et autres revues éparses, puis Guitar Part, et de nombreux magazines à vocation guitaristique. C'est justement dans un de ses magazines hors série appelé "La discothèque du guitariste Rock" que je pus lorgner de très près des chroniques d'albums dits mythiques de groupes qui m'étaient jusqu'alors inconnus, Alice In Chains, Mountain, Grateful Dead, Zappa... Je me décidai alors de me procurer tant bien que mal les disques recensés.
Remettons les choses dans leur contexte, alors qu'aujourdh'ui tout est en libre écoute ou presque, que des extraits sont diffusés sur n'importe quel site marchand, à l'époque c'était Banco sur Banco, comment savoir ? Je me rappellerais toujours la déception à l'écoute de mon premier Led Zep (le II). Une première écoute difficile, un Bof final, et quelques écoutes plus tard, le choc. C'était du rock à l'état pur, les années 70 recelaient des pépites.
C'est d'ailleurs à ma rentrée au lycée que je me mis à écouter sur RTL cette émission qui marqua mon adolescence à savoir "Classic Rock" présenté par Georges Lang et sa grosse voix. Le principe était simple, les soirs de week end jusquà tard la nuit, étaient diffusés les plus grands titres rock des années 60-70-80, n'imaginez pas qu'il se contentait de quelque Hotel California ou Stairway, non, on avait droit à des duos Jeff Beck - Clapton, des faces entières de Pink Floyd, j'y ai découvert Black Sabbath, Lynyrd Skynyrd, des titres de Deep Purple autre que Smoke on the Water... bref petit à petit ma culture a fait un bon de géant dans ce rayon très pointu. Bilan: à l'heure où tout le monde écoutait Radiohead, Matmatah, Louise Attaque, j'écoutais Jethro Tull, Malmsteen et les Moody Blues.
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Il n'est jamais trop tard, je découvrais Radiohead et consorts bien des années après tout le monde grâce à Internet. J'eus la chance d'être équipé tôt et de connaître les premiers sites diffusant ces magiques MP3, à l'époque pas de sécurité, tout le monde en mettait à disposition sur ses pages personnelles. C'est ainsi que je passais du Rock à des choses plus métalliques. Je me procurais mes premières chansons de Metallica (Die Die my Darling), d'Iron Maiden (Fear of the Dark), à l'époque on prenait ce qu'on trouvait, il fallait pas en demander trop, c'était déjà bien.
A la fin des années 90, je bifurquais tranquillement vers des choses plus mélodiques en tentant plusieurs gros Bancos (comprenez, achats de disques sans écoute grâce à des chroniques qui vous donnent envie de franchir le pas, grâce à Nightfall par exemple, parmi beaucoup d'autres sites), j'achetais coup sur coup mon premier Angra (Holy Land), mon premier Symphony X (Divine Wings of Tragedy, la bombe du métal technique mélodique), mon seul et unique Shadow Gallery (groupe trop méconnu au vue des qualités techniques, ambiance et mélodies, écoutez seulement cet album qu'est Tyranny)...
Après j'entrais dans cette ère du métal symphonique à cheveux longs, dragons zet guerriers, devenant fan des Rhapsody de la première heure, de Freedom Call et autre Kamelot. Je restais ancré là dedans un bon bout de temps avant de me lasser, car il faut le dire, l'originalité sur la durée dans ce genre de musique est quelque chose de difficile (quand j'entends le dernier Rhapsody première époque, hum... de la double pédale du début à la fin, j'ai dû écouter ce disque deux fois en tout et pour tout).
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Depuis quelques années, c'est par période, des envies plus violentes que d'autres, comme Serviteur le décrivait, je n'ai pas non plus de lecteur MP3, j'écoute le plus souvent des CD en voiture, pouvant même écouter un boucle le même des semaines entières, content de découvrir chaque fois des petits détails. Les découvertes se font aux grés de blogs (Mr Bungle sur feu 4815262342), de sites spécialisés, de la TV (At The Drive-in, Arcade Fire sur Canal +), sur la freebox (The Klaxons sur Game One), bref, le tout reste très rock-métal, mais d'une façon plus hétéroclyte. J'ai fait l'acquisition au fur et à mesure de vieux 33T ici et là , lors de séjours à Paris, ou aux braderies de Gdansk, et il n'y a pas à dire, ça a sacrément plus de gueule... allez faire tenir un poster dans une pochette de CD vous. De plus le son, tellement moins compressé que le CD, ne parlons même pas du MP3, celui-ci prend toute son ampleur, bref, de purs objets d'art. Ce n'est pas pour ça que je boycotte le CD, loin de là , au contraire, après quelques années d'abstinence, je me rachète petit à petit tous les CD que j'estime digne d'avoir en VRAIS CD, c'est certes un budget, mais aux vues des promos FNACiennes zet autres, trouver du Iron Maiden ou du Radiohead à 6 €, c'est tentant.
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Bon voilà , ce n'est pas un argumentaire en faveur de telle ou telle pratique, mais plus une comparaison par rapport à des générations peut être plus jeunes ayant la chance d'avoir d'une part toutes les informations, qui peuvent découvrir des tonnes de groupes inédits à la radio, et d'autre part qui peuvent se procurer les extraits nécessaires pour se faire une idée, quand ce n'est pas des albums entiers. On entre actuellement dans une boulimie musicale, où la course au Go de musique devient plus importante que l'attrait de la musique elle-même.
Si j'avais eu Internet à l'époque, j'aurais sans doute moins galéré pour pouvoir me procurer les disques tant convoités, me rencarder sur tel ou tel groupe/album/style. Ces cons de jeunes ont de la chance, mais bon devant une surabondance d'infos, reste le plus dur... le tri, et là ce sont les oreilles qui doivent parler.
Né au début des années 80, j'ai connu les 33T et 45T durant ma tendre enfance, du Disney en pagaille et autre histoire enfantines, puis un peu plus âgé, vinrent les K7, ces fameuses K7 si fragiles pour peu qu'on y fasse pas attention (j'aurais pu dire la même chose du vinyle mais il m'arriva moins de déboires). Henri Dès, Les Musclés, Les Inconnus et autres joyeusetés remplissaient mes tiroirs. Rentrant au collège, et recevant quelques temps après mon premier combi Radio-K7-CD (le GMS ait son âme) je me fis mes premières compils radiophoniques.
Comme je l'ai répété maintes et maintes fois, FunRadio faisait du bruit, les distortions des guitares n'étaient pas, à l'époque, mixées sous quelques beats technoïdes, Europe 2, NRJ faisaient de même et SkyRock portait bien son nom, bref que du bonheur pour l'adolescent qui s'éveille.

Je me retrouvais donc avec des compilations diverses et variées de Nirvana, Boys II Men, Stilskin, de Big Mountain, Jimmy Cliff, Cyndi Lauper, les Innocents, zet autres. Le CD à cette époque était encore hors de portée, bien qu'on m'offrit mon premier CD en cadeau, un CD de Jean-Michel Jarre, et mon premier CD simple 2 titres payé par mes soins fut Living on My Own de Freddy Mercury.
Bref, les goûts changent et s'orientent, et je passerais vite fait sur ces années tragiques où je devins aficionado de Dance, me retrouvant encore aujourd'hui avec une collection de CD single aux effigies bariolées de Masterboy, 2 Unlimited, RedneX, E-Type, Scatman Jones, et j'en passe. Puis vint le déclic (clac).
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Celui-ci a eu lieu à ma rentrée en 4ème, j'achetais mon double best-of de Queen (Greatests Hits 1 et 2, les seuls, les vrais best of de Queen, quand on pense à la quantité industrielle de ceux parus après) et là , toutes ces chansons que je connaissais, que j'avais ouï ici et là , tout était à présent rassemblé dans ces deux précieux disques. A partir de ce moment mes maigres économies partirent dans Nevermind de Nirvana, Let There Be Rock d'ACDC, et profitais allègrement des coffrets à prix réduits des grandes surfaces du coin, oui en Vendée pas de FNAC, de Virgin, quelques rayons éparpillés ici et là , autant dire qu'il était dur de se procurer les albums tant convoités. J'ai d'ailleurs toujours une affection particulière pour les chansons de groupes cette époque 1994 - 1996, SoundGarden, Foo Fighters, Beck, Stone Temple Pilots, Wet Wet Wet, Crash Test Dummies, Connels, et j'en passe...
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Ceci correspondit à peu près avec mes débuts laborieux à la guitare, et à l'achat de revues comme Best, Inrock, et autres revues éparses, puis Guitar Part, et de nombreux magazines à vocation guitaristique. C'est justement dans un de ses magazines hors série appelé "La discothèque du guitariste Rock" que je pus lorgner de très près des chroniques d'albums dits mythiques de groupes qui m'étaient jusqu'alors inconnus, Alice In Chains, Mountain, Grateful Dead, Zappa... Je me décidai alors de me procurer tant bien que mal les disques recensés.
Remettons les choses dans leur contexte, alors qu'aujourdh'ui tout est en libre écoute ou presque, que des extraits sont diffusés sur n'importe quel site marchand, à l'époque c'était Banco sur Banco, comment savoir ? Je me rappellerais toujours la déception à l'écoute de mon premier Led Zep (le II). Une première écoute difficile, un Bof final, et quelques écoutes plus tard, le choc. C'était du rock à l'état pur, les années 70 recelaient des pépites.
C'est d'ailleurs à ma rentrée au lycée que je me mis à écouter sur RTL cette émission qui marqua mon adolescence à savoir "Classic Rock" présenté par Georges Lang et sa grosse voix. Le principe était simple, les soirs de week end jusquà tard la nuit, étaient diffusés les plus grands titres rock des années 60-70-80, n'imaginez pas qu'il se contentait de quelque Hotel California ou Stairway, non, on avait droit à des duos Jeff Beck - Clapton, des faces entières de Pink Floyd, j'y ai découvert Black Sabbath, Lynyrd Skynyrd, des titres de Deep Purple autre que Smoke on the Water... bref petit à petit ma culture a fait un bon de géant dans ce rayon très pointu. Bilan: à l'heure où tout le monde écoutait Radiohead, Matmatah, Louise Attaque, j'écoutais Jethro Tull, Malmsteen et les Moody Blues.
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Il n'est jamais trop tard, je découvrais Radiohead et consorts bien des années après tout le monde grâce à Internet. J'eus la chance d'être équipé tôt et de connaître les premiers sites diffusant ces magiques MP3, à l'époque pas de sécurité, tout le monde en mettait à disposition sur ses pages personnelles. C'est ainsi que je passais du Rock à des choses plus métalliques. Je me procurais mes premières chansons de Metallica (Die Die my Darling), d'Iron Maiden (Fear of the Dark), à l'époque on prenait ce qu'on trouvait, il fallait pas en demander trop, c'était déjà bien.
A la fin des années 90, je bifurquais tranquillement vers des choses plus mélodiques en tentant plusieurs gros Bancos (comprenez, achats de disques sans écoute grâce à des chroniques qui vous donnent envie de franchir le pas, grâce à Nightfall par exemple, parmi beaucoup d'autres sites), j'achetais coup sur coup mon premier Angra (Holy Land), mon premier Symphony X (Divine Wings of Tragedy, la bombe du métal technique mélodique), mon seul et unique Shadow Gallery (groupe trop méconnu au vue des qualités techniques, ambiance et mélodies, écoutez seulement cet album qu'est Tyranny)...
Après j'entrais dans cette ère du métal symphonique à cheveux longs, dragons zet guerriers, devenant fan des Rhapsody de la première heure, de Freedom Call et autre Kamelot. Je restais ancré là dedans un bon bout de temps avant de me lasser, car il faut le dire, l'originalité sur la durée dans ce genre de musique est quelque chose de difficile (quand j'entends le dernier Rhapsody première époque, hum... de la double pédale du début à la fin, j'ai dû écouter ce disque deux fois en tout et pour tout).
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Bon voilà , ce n'est pas un argumentaire en faveur de telle ou telle pratique, mais plus une comparaison par rapport à des générations peut être plus jeunes ayant la chance d'avoir d'une part toutes les informations, qui peuvent découvrir des tonnes de groupes inédits à la radio, et d'autre part qui peuvent se procurer les extraits nécessaires pour se faire une idée, quand ce n'est pas des albums entiers. On entre actuellement dans une boulimie musicale, où la course au Go de musique devient plus importante que l'attrait de la musique elle-même.
Si j'avais eu Internet à l'époque, j'aurais sans doute moins galéré pour pouvoir me procurer les disques tant convoités, me rencarder sur tel ou tel groupe/album/style. Ces cons de jeunes ont de la chance, mais bon devant une surabondance d'infos, reste le plus dur... le tri, et là ce sont les oreilles qui doivent parler.
Ps : Cet article ennuiera bon nombre de gens, mais il s'inscrit dans la continuité de Mes Années 90.





















































