25 mars 2009

Finalement, nous sommes allés voir The Watchmen au cinéma hier soir, et pour ma part j'ai plutôt bien aimé. Ne connaissant pas un traitre trait du Comics original,  je ne viens donc pas faire une critique comparative tout ça, d'autres l'ont déjà et mieux faits que moi, non c'est juste que quelque chose m'a troublé durant les 2h50 de ce film, non pas qu'un homme bleu se ballade avec une trompe énorme (enfin énorme.. c'est relatif) entre les cuisses sans que personne ne lui demande d'enfiler un pantalon, non c'était une désagréable impression de déjà vu.

Et j'ai dû me rendre à l'évidence, un grand homme bleu, malin, intelligent, brillant (ahah), un peu manipulateur mais qui ne ferait pas de mal à une mouche, qui se bat pour ses idées, mais oui,  mais c'est lui c'est...

 
FANTÔMAS

http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/FantomasManhattan.jpg
Mais si regardez bien, à l'aide de cet habile trucage, la vérité va enfin vous sauter aux yeux, qu'est ce que The Watchmen, sinon une transposition de l'univers de Fantômas sur fond de guerre froide, je vous le demande !!
L'inspecteur Juve n'est autre que le charismatique Rorschach, Mylène Demongeot incarne divinement bien Spectre Soyeux (pitié cette VF...) et comment peut-on s'empêcher de constater la ressemblance entre Jacques Dynam et Dan le héros volant.

Non il faut se rendre à l'évidence, nous allons y avoir droit, il n'y a qu'à voir les titres des prochains volets annoncés : The Watchmen se déchainent, et The Watchmen contre Scotland Yard. Il n' y a plus aucun doute. C'est la fin.

24 mars 2009

"Quand l'horloge électronique de l'autoroute indique 5h67, tu sais que la journée va être longue."
(Pensée du Lundi - Moi)



http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/16102009/400pxCirclestylewarningsvgcopie.jpg

A contrario de la fine équipe de Kaamelott, ou des Monty Python, j'ai trouvé le Graal. Et je ne parle pas de récipients. Non je parle d'un Graal musical, un objet qui me permet de franchir un grand pas dans ma quête du son.
En effet, j'ai acquis récemment, ce qui m'est apparu comme une révélation à l'essai, le son que je cherchais depuis si longtemps, en la personne d'un ampli Marshall JCM 800 de 1989. Avant d'arriver à cela, comme bon nombre de musiciens, je suis passé par plusieurs stades, petit historique :

 

 
Les débuts

http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/Rebel2.jpg
Comme tout le monde, avec l'achat de la première gratte électrique vient l'ampli des débuts. L'argent passant souvent dans l'objet tant convoité qu'est la guitare, il ne reste en général qu'une faible somme pour ce qui fait pourtant 70% du son d'un guitariste, l'ampli. j'ai commencé sur un Rebel 5 ou 10w, j'avoue avoir occulté pas mal de choses concernant cet objet. Il est d'ailleurs tellement inconnu au bataillon que, faute de photos, il sera représenté dans cet article par un joyeux caca.

Avis : Cet ampli n'a d'intérêt que son prix de l'époque, pour le reste et avec le recul, il ne sert à rien pour le débutant de commencer sur une telle épave, autant jouer à vide... c'était si mauvais qu'il ne pouvait que pousser le novice à abandonner, épouvanté par le son qui en sortait. Bouark.

 

 
L'apprentissage

http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/MarshallVS15r.jpg
Les choses allant, il devient frustrant de voir ses reprises de Nirvana et de REM bridées par des Plonk et des Boing, dus (sans mauvaise foi aucune) à cet ampli de Drem, comme disent nos amis les jeunes. C'est pour ceci, que j'investissais (enfin ma mère) dans un ampli Marshall VS15R, 15w donc. Jouant essentiellement dans ma chambre, c'était parfait, relié avec quelque pédalier Zoom (505 puis GFX 707 pour ne citer qu'eux) je m'attelais à reprendre fidèlement les morceaux de mes Guitar Part et Guitar Collector.

Avis : Sympa, pour joueur seul, pour débuter, je pense que c'est sa seule vocation, puisque de toute façon il n'a pas la puissance suffisante pour le jeu en groupe. Pas dégueu, ni transcendant, je pense qu'il satisfait l'apprenti guitariste pas trop exigeant.



 

Les premiers pas en groupe
http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/MarshallVS265r.jpg
Puis les années passent et les études supérieures arrivent, les propositions de guitariste au sein de groupe affluent de tous côtés (en fait une seule), vous vous retrouvez donc en train de reprendre l'Homme pressé, Knockin' on Heaven Doors ou Today des Smashing Pumpkins, sans avoir eu le temps de dire Ouf. Vous poussez votre petit ampli jusqu'au moment où vous vous rendez compte que 15w à fond et bien c'est un beau brin de bouillie sonore, adieu les sons clairs, ça crunch dans tous les sens. C'est à ce moment que j'achetais d'occasion le grand grand frère du p'tit Marshall, à savoir un Marshall VS265R, 2X65w donc.

Avis : Un ampli que j'ai gardé de longues années également grâce à son niveau sonore. Les distortions n'étant vraiment pas fameuses à mon goût, j'ai joué essentiellement avec un pédalier BOSS GT 3 en amont. Et je m'en satisfaisais. Avec le recul, c'était loin d'être la meilleure solution, mais pour un jeu de groupe et quelques scènes occasionnelles, il faisait son job. Un bon souvenir.




On the road again

http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/Laney.jpg
Il y a un moment où, lassé, en tombant sur les forums de Guitariste.com, on ne ressort pas indemne. En effet, s'ouvrent à vous des critiques, des avis, des démos sur tout le matériel qu'un guitariste rêve un jour, d'avoir en sa possession. Et désillusion, vous comprenez que vous jouez sur une sombre bouse, la descente est cruelle. Vous êtes pris d'une vive envie de changement, aussi violente que la bonhomie dont vous faisiez preuve auparavant. Il vous faut le meilleur et tout de suite. Faute de grive, vous mangez des merles, mais un chouette merle qui vous fait vivre de nouvelles sensations (oui j'ai bien conscience que cette phrase ne veut pas dire grand chose). C'est ainsi que je revendais tout mon bordel pour m'acheter une grosse tête 100w à lampes, Laney VH100R et le 2X12 Orange qui va bien. Je ne me rendais alors pas compte que des Watts venant d'amplis tous lampes, c'était fort, très fort.

Avis : Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de cette combinaison, juste que 100w (lampes) même en groupe, c'est trop et que je n'ai jamais dû dépasser le 2 en volume, même en répèt ou concert. Cette tête est très typée british mais je ne l'ai pas gardée assez longtemps pour en saisir toutes les possibilités, trop complexe, trop de combinaison, trop lourde, trop, trop, il me fallait des choses plus simples. Par contre je regretterais à vie, mon 2x12 Orange, parce que bordel qu'est ce qu'il était chouette (et classe.)




Keep Yourself Alive

http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/photos/brunetti.jpg

Trop lourd, trop fort, et en même temps plus de garage et 3 étages à monter. Un encombrement maximum, un ras-le-bol, je revendais tout, pour revenir à une forme Combo. A force de chercher, je tombais sur un Must, un ampli qui faisait l'unanimité ou presque, le Brunetti MC². De fabrication artisanale et italienne, la Berluti de l'amplification, 3 canaux, une grande polyvalence, pour un encombrement moindre. Il me paraît parfait. Cher, j'ai dû revendre ma Laney et mon Orange pour me payer ce petit machin.

Avis :
Du combo à lampes parfait, 3 canaux, un vrai son clair, un son crunch sympathique, et un lead contemporain. Tout pour plaire, il m'a suivi jusqu'à aujourd'hui. et c'est peut être l'ampli que j'ai possédé le plus longtemps. Il a servi à nos plus grosses scènes, et beaucoup ont été surpris de ce qu'envoie cet ampli riquiquiqui.



Et aujourd'hui...

http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/MarshallJCM800.jpg

Et on y arrive enfin. N'utilisant finalement plus que le son clair du Brunetti avec une tripotée de pédales devant, et aux vues de ce que l'on joue avec mes groupes, l'envie de changer me revînt. Quelque chose de plus vintage, de plus roots, un truc avec du corps et de l'âme, quelque chose de vivant, un steak ? Non, non rien à voir... Si le Brunetti était la Berluti, je cherchais quelque chose qui se rapprochait plus de la Boot. Jusqu'à ce que je réalise qu'il existe un ampli qui réunissait toutes mes conditions, un ampli pas trop encombrant, pas trop puissant, avec un 2X12, et qui a du vécu... le JCM800 (modèle 4212 pour les amateurs, 50w, 2 canaux). Par contre pour trouver la bête en vente, il faut se lever de bonne heure, inconnu sur eBay, ou divers autres sites, je tombais sur un des seuls en vente... et aujourd'hui il est mien.

Avis : Essayé pour l'instant une fois en répèt', j'ai été bluffé, c'est exactement le son que j'espérais, c'est le son ACDC en brut de pomme, en le poussant on se rapproche des vieux Metallica, le clair est à la limite du crunch, on se retrouve dans les domaines de Frusciante et Hendrix. C'est un rapport prix-puissance-qualité qui me satisfait complètement. J'attends encore de pousser la bête ces prochains week end avant de vendre définitivement mon Brunetti (si vous êtes intéressés...).




Voilà, c'est fini, je crois que cet article ne va pas intéresser grand monde, à part quelques musiciens épars et égarés, j'avoue que "l'historique des achats d'ampli d'un guitariste amateur" c'est pas très racoleur, mais bon, on sait jamais, il y a toujours quelques courageux qui regarderont les belles images.
En plus, je vous avais prévenu, y avait un panneau à l'entrée, forcément, on vous prévient et après vous venez vous plaindre, c'est un peu facile... allez donc réviser vos gammes bande de Carapuce.

16 mars 2009

Haaa l'Autriche, quelle belle contrée, avec ses extrémistes et ses caves recelant mystères et passions inavouées, bref, le pays qui nous intéresse aujourd'hui est la Suède, et notamment leur mobilier qui fait les belles heures des coupures, hurlements et crises de nerf en tous genres.

En effet, comme vous le savez surement déjà (oui parce qu'avec les technologies actuelles, vous avez moyen de connaître nos faits zet gestes en temps réel), nous sommes allés, jeudi dernier, nous meubler chez cette noble enseigne qu'est Ikea. Temple du pratique et de la sobriété contemporaine.
Nous en ressortâmes plus que chargés comme il était prévu, le moment que je redoutais tant allait arriver, il ne s'agissait point de la facture, non, il s'agissait du comment tout ceci allait loger dans la voiture...

Bref, voici en gros, à quoi nous passions les 10 minutes suivantes :
http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/IkeaTetris.jpg

Ce ne fut pas sans mal que tout rentra, coffre et portières fermées et Lucie pliée. Une fois arrivée, et le tout transporté, je m'attelai au montage. Pour m'apercevoir que la batterie de ma perceuse - visseuse - dévisseuse était à plat et que le temps que ça charge (comptez de précieuses heures), j'allais devoir me taper le montage de l'armoire à la main (Charles Ingalls style). Pour m'apercevoir, derechef, qu'il manquait deux précieuses pièces, à savoir deux rails pour faire coulisser la deuxième porte...
En attendant qu'on m'envoie les deux orphelines, je me retrouve donc avec une porte sur les bras, que j'ai décidé de baptiser Bernard d'ailleurs, oui Bernard Laporte me reste sur les bras et ne sert pas à grand chose qu'on se le dise. (et toc, ça c'est envoyé)

Le reste s'est à peu près bien passé, je finirais donc avec cette pensée : Elvis, Miles Davis et Leonard de Vinci.
 

06 mars 2009

Aujourd'hui, et parce que je suis d'humeur sautillante et allègre (avec les sourcils et le mammouth qui vont bien, comprenne qui pourra), j'ai décidé de consacrer cet article, à cette substance aussi malmenée que désavouée qu'est le Saindoux.


http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/saindoux.jpg
Motte de Saindoux regardant vers l'horizon, pour échapper, en vain, à un destin tragique.



Dans un premier temps, je vous propose d'étudier la définition qu'en fait Wikipédia :
"Le saindoux est une substance blanche, brillante et soyeuse obtenue en faisant fondre la graisse de porc sans viande"

Que le Saindoux, soit une substance blanche et brillante, ok très bien, on peut difficilement contester le fait, à moins qu'on ne se retrouve devant un exemplaire fermenté ou laissé à l'abandon par des utilisateurs imprudents. Là où je m'interroge, c'est sur le caractère soyeux de la chose...


Le Saindoux est une substance soyeuse... regardons, grâce à un autre outil génial d'internet, le dictionnaire, ce qu'ils entendent par le terme "Soyeux" :
"De la nature de la soie"
"Doux au toucher comme la soie"


Damned, nous voilà confrontés à de nouvelles énigmes. Une nuisette peut être soyeuse, des caleçons peuvent être soyeux, et là on nous annonce tout de go, que le saindoux est de nature soyeuse. Ce qui signifie, de par la définition précédente, que le Saindoux est "doux au toucher comme la soie"... (<- ces points de suspension traduisent tout mon désarroi et mon incompréhension).

Alors de deux choses l'une, ou bien, on nous prend pour des cochons sauvages, en nous déballant des tas de faussetés sur une matière aussi noble que le Saindoux, ou bien le rédacteur de ce premier article Wikipédia pré-mentionné a des mœurs bien étranges.
Imaginons la scène : Cette personne s'est retrouvée face à une motte de Saindoux, ces premières constatations furent visuelles : "Le Saindoux est une substance blanche et brillante", deuxième constatation, tactile cette fois : "Le Saindoux est une substance soyeuse" se surprit-il à déclamer losqu'il carressait d'une main fébrile, dans de légers va-et-vient, la matière encore tiède reposant sur son socle.


http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/saindoux2.jpg

Moi qui me faisais une joie de vanter les mérites et les propriétés bénéfiques du Saindoux sur le corps humain, je me trouve fort désabusé, et j'avoue que ceci m'a un peu débouté de mon objectif premier. Je crois qu'il vaut mieux que nous en restions là quitte à remettre à plus tard le reste, notamment la partie sur le Saindoux et les soins capillaires, dans laquelle j'exposais mes recettes de shampoing au Saindoux.


Ps : Pour ceux qui aimeraient lier beurre et saindoux sur  un toast ou autre tartine grillée, sachez qu'il y a un sus.

 

04 mars 2009

L'histoire commence il y a maintenant de longs mois. L'ami pRock me parla d'un groupe australien, spécialiste en cover de Pink Floyd et qui reprenait l'intégrale de The Wall à Nantes. Etant un peu sceptique sur le fait qu'un groupe puisse jouer du Pink Floyd au son et à la note près, et n'ayant pas les moyens financiers pour vérifier cela de mes propres oreilles, je n'insistais pas.

C'est alors que hier suite à un désistement, le pRock me propose une place à un prix défiant toute concurrence. Je me retrouvais donc à tracer en direction de nantes, pour le concert du Australian Pink Floyd Show, en ce sombre mardi soir. Je vous passe les détails de changement de place divers pour arriver à être côte à côte, grâce à une manigance du pRock. Bref, nous sommes assis (oui, oui, les concerts assis, tout ça...) et le spectacle commence...

http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/photos/Aussie1.jpg

S'en suit une claque monumental, de part l'ambiance scènique avec un jeu de lumières dingue et par la prestation musicale proprement dite d'autre part. The Wall est maitrisé d'une main de maître, l'album mégalomaniaque de Roger Waters prend toute son ampleur en live, les chanteurs se retrouvent acteurs et l'écran géant retrace les scènes cultes du film éponyme.
Côté musical, pas de surprise c'est du copier-coller, au coup de vibrato près, mais quelle performance, les guitaristes ont un son incroyable et le feeling Gilmouresque qui va avec. En parlant du son, je crois que c'est sans doute un des meilleurs concerts que j'ai entendu, c'est puissant et suffisamment fort, sans pour autant transpercer les tympans avec acouphènes qui vont bien. Non, là tout est propre, on entend distinctement tous les choœurs, les parties guitares ressortent bien du lot, les bruitages et claviers nous encerclent de toute part.

http://petrifiedeyes.cowblog.fr/images/Aussie2.jpg

Bref, The Wall se finit, je pensais le concert terminé quand je vois saxophones arriver sur scène... bizarre. Et là, les premiers accords d'une des chansons qui me fait le plus vibrer au monde, Shine on Your Crazy Diamond, wouch c'est sévère, j'ai eu les poils tout le morceau. Et ce n'est pas fini, suivront dans le désordre, l'acoustique Wih you Were Here, le spatial One of These Days, l'envoutant Great Gig in The Sky, pour finir avec un extrait de Dark SIde of The Moon, agrémenté d'images d'actualités contemporaines.

 
Comfortably Numb, qui suscita une Standing Ovation pas piquée des hannetons.
 


Je terminerais avec cette fabuleuse phrase de l'ami pRock, qui, une fois dans les toilettes me lança : "j'ai vu les vrais Rolling Stones, j'ai préféré les faux Pink Floyd !"


Ps : That's All Folks.

<< Page précédente | 1 | Page suivante >>

Créer un podcast