30 avril 2009

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Ps : Ceci était un message de "Rions un peu en attendant le pire"

Pps : Merci
PC INpact et ses comptes rendus en temps réel.

28 avril 2009

Alors voilà,
Ca fait quelques semaines déjà que j'envisage de chroniquer (en tout bien tout honneur) l'album le plus cher de l'histoire de la musique, à savoir 20 millions de $. Et cet album quel est-il ? Et bien c'est l'album qu'attendent les velus en perfecto et patchs cousus depuis 15 ans, le dernier album des Guns n' Roses.
Et là je vous vois ricaner dans votre barbe naissante, "Gnéhéhé, le vieux con nostalgique d'une époque révolue.. Hey Pépé, c'est fini les eighties !"
Ce à quoi je vous répondrais, espèce de petit arrogant, que je n'ai jamais été fan des Guns 'n Roses, je ne connais que les classiques, les Welcome to the Jungle, Sweet Child O' Mine, etc,  par contre je suis conquis par le jeu de Slash en général, et ses soli en particulier.
Autant dire que quand j'ai appris que cet album était sortie, fin 2008, ça m'en a  touché une sans bouger l'autre, j'men foutais comme de ma première carte panini.


Mars 2009.
En revenant de Nantes, dans la voiture d'un collègue, il me propose de mettre le dernier Guns, le tant attendu Chinese Democracy, curieux, je lui dis que bien volontiers. Oui parce qu'il y a une chose que j'ai oublié de mentionner, c'est que les Guns n'ont des Guns des 80's que le nom, parce qu' à part Axl Rose et son clavièriste, il n'y a plus personne de la formation originale.
Mais on peut dire que le père Rose sait bien s'entourer, après avoir tourné avec l'énigmatique Buckethead à la guitare, il a depuis 3 ans embauché un nouveau gratteux et quel gratteux puisqu'il s'agit de Monsieur Ron Thal, aka Bumblefoot, (pour ceux qui suivent, ce n'est rien d'autre que mon guitariste préféré, oui j'ai 14 ans, et j'ai un guitariste préféré -lol-, non mais techniquement c'est un monstre, c'est Über original, c'est le roi de la déconne et de la blague potache, il a offert des recettes entières à des œuvres de charité... bref je l'aime).


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L'album débute, et vlan premier riff, chanson bougrement efficace, ce qui choque en premier lieu, c'est le son, gros, lourd, puissant, ce n'est pas le vieux hard des débuts, non là ça lorgne plus sur des compos métal mélodique/progressif, mais j'y reviendrais plus tard. Les 3 premières chansons en sont un sacré exemple : Chinese Democracy, Shackler's revenge et Better, sont un condensé de gros riffs, de leads éblouissants et nombreux (trop ?) et ont un potentiel mélodique impressionnant, c'est punchy, les refrains te mettent un sourire jusqu'aux oreilles. Bref, la grosse bonne surprise, un gros bon point pour the Shackler's revenge et son ambiance survoltée et électro.
 

L'album est très mid-tempo, pas de chanson ultra rapide, le milieu de l'album est composée de ballades très Gunsienne, avec chœurs à foison, instruments folkloriques, orchestrations et soli langoureux, le tout sans être sirupeux. Après plusieurs écoutes, il y a toujours des passages qu'on attend impatiemment dans chaque chanson, ça a le don de rester méchamment dans la tête.
Pour revenir sur le style, j'ai trouvé dans de nombreuses chansons des passages qui m'ont bizarrement rappelé des bouts de chansons d'autres groupes évoluant la plupart dans le style métal mélodique/progressif (Angra, Freedom Call, Shadow Gallery),  alors qu'on aurait pu s'attendre à des comparaisons un peu vieillotes ou moins "heavy". Il faut le répéter, cet album est loin d'être un album de rock tout bête, il est très riche, beaucoup de changements, de breaks, de parties instrumentales... certains le disent difficile d'accès, pourtant il est très très accrocheur.

 


Un dernier gros point de cette chronique un peu longuette, une très bonne surprise, c'est la voix d'Axl Rose. Wow. Sur des vidéos de piètre qualité des Guns en live, les dernières prestations étaient calamiteuses, ça piquait les oreilles, alors je sais bien que la magie des studios tout ça... mais là, quelle voix, mes aïeux, j'ai jamais été très fan de son timbre de canard, mais j'avoue qu'en écoutant l'album j'étais sur le cul. Il a de la ressource le ptit.


Voilà, si on m'avait dit un jour que je déploierais tant de volonté à défendre un album des Guns et en particulier le dernier et bien j'aurais bien ri. Mais peut-être que cette galette me plaît justement parce que ça ressemble à tout sauf aux Guns, et le fait que Buckethead et Bumblefoot poussent derrière n'est pas innocent.
 


Ps : Et comme l'a déclaré le gouvernement chinois qui a (bien sûr) censuré l'album, ce dernier "fait partie d'un stratagème de l’Occident pour dominer le monde en utilisant la démocratie comme subterfuge"

22 avril 2009

"C'est lundi, Wopwopwop, dans mon lit, wopwopwop, c'est lundi, Wopwopwop, dans mon lit, wopwopwop."

C'est sur ses paroles que Jesse Garon mit fin à sa carrière de chanteur-rockeur en 1983, mais ce qui nous amène ici ce soir, c'est un grand article fourre-tout (en tout bien tout honneur) en hommage à pleins de choses biens et j'arrêterais cette introduction quand.

Lundi soir justement, par désœuvrement, étant célibataire pour la soirée, je m'adonnais à la douce joie du zapping - freebox, qui consiste à faire défiler les chaines jusqu'à ce que quelque chose de crétin et tape-à-l'œil heurte votre sensibilité ("Hey, vous venez d'heurter ma sensibilité" - Naheulbeuk). Quand soudain, tintintin, je vois un type déguisé en Denis Brognard, dans un désert aride, sa voix doublée en français, je regarde la chaine... NT1, oui je pense que ça peut tenir ses promesses, je m'attarde un peu, l'émission s'appelle MAN VS WILD.

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En gros c'est un mec, ancien militaire, qui se fait balancer en parachute, comme une merdre, dans un endroit hostile avec pour tout accessoire, une gourde ("Salut , je suis l'elfe !"), un couteau, et une bite... en gros il débarque avec sa bite et son couteau, et la gourde va prendre cher. Bon donc, notre gaillard là, il est en Afrique, dans la savane de Papy Brossard mais sans la couche de chocolat, non là c'est plutôt soleil au zénith, sable, herbe morte, animaux fumasses et caillasses. Autant te dire que le gars il se démonte pas il décide d'aller jusqu'à la grande montagne, au loin, à 50km de là (alors qu'il a juste une pauv' gourde ("Salut je suis l'elfe !") à peine remplie), mais lui il s'en fout, c'est un guerrier, il a déjà une coupure au bras, mais il veut aller jusqu'au glacier qu'on voit au loin pour croiser quelques autochtones (ayant loupé le tout début, je suppose que c'est l'objectif, venir évangéliser et porter la bonne parole de MTV et consors dans les contrées les plus reculées du monde, c'est le John Rambo du PAF en quelque sorte).

Alors comme il a très soif, et qu'apparemment il l'a dans l'os puisqu'il n'y a pas d'eau à 10km à la ronde, il repère une énorme bouse d'éléphant, et là il se tourne vers la caméra et :
 
 

Pour les fainéants, en gros il porte la bouse au dessus de sa tête la presse de toutes ses forces parce que "boire les fluides d'une bouse d'éléphant encore tièdes can save your life", et ouais, quand tu auras compris ça espèce de petit européen embourgeoisé, tu arrêteras de te gorger de boisson gazeuse et aspartamée, et tu te délecteras des contenus de ta litière et autre bac à fluides.

Bref, le voilà tout ragaillardi, et prêt à escalader une colline pour voir un peu ce qui l'entoure, sauf que c'est pas la colline de chez Hobbits, non, non, là, la colline n'est pas ton amie, la paroi est faite de grosses pierres noires et lisses, mais il s'en fout il y a une fissure, et "fissure can save your life", il prend son temps et parvient au somment, mais encore plus fort, le caméraman est déjà là et  filme son arrivée triomphante. Du coup, le gars, il jette un œil autour de lui pour bien se rendre compte que c'est sec et qu'il y a que dalle, et donc il redescend aussi sec par un côté vachement plus sympa que l'autre... comme ça il a bien cramé toutes ses forces, oui parce que jusque là on l'a pas vu manger, ptet une pâte de fruits et encore...

Bon je vous passe le moment où il se soigne en tranchant une feuille d'Aloé, ou le moment où il croise une famille menaçante d'éléphants, et qu'il nous apprend comment se comporter si un éléphant nous course (ahah), ou bien quand il descend dans un énorme cratère pensant qu'il y a de vieilles habitations alors qu'il n'y a rien, qu'il y fait plus chaud qu'ailleurs et qu'en plus faut remonter, mais bon il a trouvé du sel et ça c'est cool.

Et c'est en sortant de ce cratère que notre homme va trouver de quoi se sustenter :
 
 
Pour les fainéasses qui sont arrivées jusqu'ici et qui pourtant ont la flemme de visionner cette sublime scène ci-dessus, sachez qu'il trouve un cadavre de zèbre et que le gars il se taille une sacrée escalope dans la cuisse de la pauv' bête, et il se boulotte des petits morceaux crus comme ça (notez le moment où il recrache un nerf, ou un truc dégueu), à la fin, il en fout même un dans sa poche au cas où.

Je dois avouer que depuis que j'ai vu cette émission, je me ballade toujours avec des morceaux de bidoches crues dans la poche de mon jean, au grand dam de mes collègues, qui elles ne comprennent pas, et doivent supporter l'odeur. Mais moi je m'en fous je leur réponds qu'on sait jamais, que si y a des mecs de la télé qui veulent me foutre dans un hélico et me larguer sur un autre continent hostile, et ben au moins j'aurais mon bout de bidoche, et quelques extraits de litière de mon chat.


Ps : En fait au départ je voulais parler de pleins de trucs, mais je me suis fait tellement embarquer que ça sera pour une prochaine fois.

20 avril 2009

De tous temps, l'homme a voulu monter vers les étoiles, écrire son histoire dans le verre ou dans la pierre.

C'est en citant cet extrait de la comédie musicale "Roméo et Chaussette", que je tiens à débuter cet article, article qui risque de changer grandement ta vie, à toi jeune rocker boutonneux aux cheveux gras et luisants. Oui, oui. En gros, je vais te présenter les 3 films "que si t'as pas vu, t'es pas un vrai rockeur", et ta culture musicale et cinématographique gagnera 220 points d'XP (oui je le jeune rockeur est fan de jeux de rôles, a fortiori si les elfes sont bien galbées et que la bière est fraîche).


 


 
1980's - Spinal Tap

Bref, débutons, chronologiquement, en 1984, sort Spinal Tap, le film qui te résumera à lui seul ce que fut le hard des 80's, à savoir un savant mélange de démonstration technique, tu joues de plus en plus vite et plus fort, de volonté d'apparaître comme les plus méchants (têtes de mort, chaines, paroles à connotations maléfiques ou machistes), tout en cultivant l'art du brushing aérien, du pantalon moulant et bigaré et du maquillage à foison. Paradoxal isn't it et pourtant c'est ce qui fera le succès de KISS, Motley Crüe et consors.

Spinal Tap, c'est donc le faux documentaire d'un vrai/faux groupe de hard sur le retour, du coup c'est assez détaillé, interview sur le passé des membres, reportage sur leur matos, séances de composition exhubérantes, coups de gueule... bref comme en vrai, c'est à peine exagéré.

Et pour toi, jeune, voici un extrait dans la langue de Molière (oui le jeune est fainéant, le jeune ne veut pas payer ma retraite).
 

 


 

 
1990's - Wayne's World

Les années 90, haaa Fido Dido, les pulls Waïkiki, Terminator II, bref, le film Rock du moment s'appelle Wayne's World. Je ne vais pas m'étendre là dessus, tus dois connaître. Si tu ne connais pas, tu regardes et c'est tout. Si à la fin tu ne peux t'empêcher de lancer des "Cassooos", des "Ha Uéééé, Uéééé", des "Ho hé la Garthmobile", des "Schowiiiing, Chapiteau" en veux-tu en voilà, c'est bon signe, c'est que l'esprit du Rock s'empare de ton esprit fébrile.

Wayne's world, c'est le rêve adolescent, faire ce qu'on aime, à savoir... n'importe quoi avec une bande d'amis chevelus et plus précisément animer une émission de télé locale amateur, assister à des concerts de bon rock, convoiter la bassiste, et se lancer dans des expéditions insensées.
Le tout est bourré de références musicales, que ça soit dans les concerts, dans la fan-attitude, dans les anecdotes sur des instruments, des groupes, bref, ça te fera du bien d'en apprendre plus sur le pourquoi Alice Cooper est cool.

La B.O du film est très hétéroclite, enfin dans le style Rock, j'entends, avec une  prédominance des 90's of course (Soundgarden, Ugly Kid Joe, Cinderella) mais quelques grands classiques viennent émailler le film et de quelle façon :

 


 


2000's - Tenacious D, the Pick of Destiny

L'invasion des musiques électroniques, du rap, du zouk love, le Rock s'éteint, il reste encore quelques défenseurs, porteurs de lumière, dont Jack Black, the teacher of the School of Rock. A lui de rappeler au monde l'essence même de ce qu'est le rock, à savoir de la peine, de la sueur, du travail, du chevelu, du jean et du t-shirt noir. Avec Tenacious D - The Pick of Destiny, plus qu'un film, c'est une quête, un parcours initiatique d'un homme qui se lance dans la création d'un groupe, avec la volonté de devenir THE groupe.

A l'instar de Spinal Tap, Tenacious D existe bel et bien, un Rock bariolé, reprenant à leur sauce tous les clichés pop/rock/métal, pour le film, il en est de même. De la comédie musicale au film d'action stylé "Mission Impossible", tout y passe, rythmées de leurs entrainantes compositions :

 



 


Voilà avec tout ça, j'espère que tu auras appris beaucoup de chose, à savoir, virer un mi qui frise, comment la Country a tout piqué à la musique indienne, que le Ré mineur est la tonalité la plus triste, qu'il est interdit de jouer Stairway to heaven dans un magasin de zic, qu'il ne faut jamais manger de champignons que l'on ne connaît pas, et que quand on fait les backing vocals, il ne faut pas convoiter la place de leader...

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16 avril 2009

Apparemment l'affaire de la pipe de Tati a donné des idées à nos hommes politiques.
En effet, afin de respecter la géniale loi Evin, luttant contre la propagande tabagique, on se permet de supprimer sa célèbre pipe à Tati pour les besoins d'une affiche dans le métro, pipe qui de surcroît, n'était jamais allumée dans ses films. Voyez plutôt :

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Mais ce n'est pas tout, afin de ne pas s'arrêter en si bon chemin et de ne pas tenter l'enfant, le jeune, l'adolescent pur et le préserver des méfaits du tabagisme, nos grand ordonnateurs se sont rendus jusqu'en Belgique pour porter la bonne parole de la Sainte église évangéliste du Clair Poumon. Ils ont en effet, investi le musée Magritte sous couvert du gouvernement  français, pour là aussi, empêcher la vision de quelque pipe tenteresse. Ce n'est qu'au bout de quelques litres de détergent à peinture et de Scotch Brite double face, qu'ils ont pu, enfin, rendre le célèbre tableau du peintre Magritte, acceptable, voyez plutôt :

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Ha qu'il est bon de se sentir entouré d'âmes charitables, qui savent ce qui est bon pour nous. Enfin, nous pouvons nous retourner fièrement sans avoir peur que notre regard croise, cigarette, cigare, cigarillo, pipe zet cheminée de tous genres.

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