30 novembre 2009

Le retro-gaming est en plein essor, en quête, le jeune trentenaire cherche à retrouver la joie des premiers émois de son enfance. Dans ce monde triste, grisâtre et morne, il tend à se réfugier vers le cocon réconfortant de ses amis du mercredi : Aldebaran du Taureau, Optimus Prime, SanGoku. Des amis fidèles, des valeurs sûres, une époque saine et sans responsabilité, loin des tracas quotidiens. C'était mieux avant.

Du coup, Davy Mourier replonge dans sa collection de véhicules MASK, moi-même je finis ma collection de GOBOTS, tout en acquérant diverses figurines éparses de SOS Fantômes, de l'univers Nintendo, ou autre Splinter vintage.

http://www.petrif.fr/images/MASKvehicule.jpg

Mais eBay l'a bien compris, la moindre figurine s'envole à des prix mirobolants, guetter la bonne affaire est devenue une quête de chaque instant, les logiciels pour sniper les enchères sont vitaux. Au final, il existe un vrai traffic de jouets vintage entre collectionneurs vieillissants. Alors qu'au vide-grenier, du coin vous trouverez ces babioles en plastique perdues an fond de caisses à bières, GI Joe divers, ne demandant qu'à retrouver leur noblesse guerrière contre 2€.

Et de fait, les rois of Marketing l'ont bien compris aussi, revival tendance des souvenirs d'autrefois, on vend du vintage sur les t-shirts, sur les sacs, on en appelle à nos bons sentiments, et ça marche. Forcément, comment résister à un T-shirt MASK ou rue Sésame.

Bref, c'est en voyant le catalogue JouéClub que j'eus un choc, en page jenesaispluscombien-entoutcasrubriquegarçons, première de la catégorie, une page entièrement consacrée à Goldorak. Wow, mon sang ne fait qu'un tour, des figurines métallisées, pas dégueux. Quelque chose cloche. Peut-être l'enfant de 5 ans jouant avec... celui qui, à l'heure de ce dessin-animé, n'était qu'un spermatozoïde dans les bourses de son adolescent masturbatoire de père.
Bah ouaip, bizarre, on revend du jouet à de l'enfant ou à son père ?

http://www.petrif.fr/images/FigurineGoldorak.jpg
L'enfant n'en voudra pas, prétextant le fait que le dit personnage ne passe pas à la télé, et donc en-dehors de ses prérogatives : "Naaaann, c'est CACA."
Le père, lui : "Pffffrt, chuis plus un gosse."
Le jeune trentenaire, légèrement geek sur les bords : "Wouha, pinaise Goldorak, il me la faut !"

Bref, ils sont malins (surtout qu'il y a également une figurine énorme d'Ulysse 31, les fumiers).

Si le sujet vous intéresse, je vous conseille pour de nombreuses informations sur toutes les collections existantes de vieux jouets d'aller sur le forum de Collect'all, où les vitrines des membres font frémir de par leurs tailles et leurs abondances, sinon sur la boutique Lulu-Berlu, où les prix sont réellement terrifiants (et illustre bien le commerce frénétique autour de ses rares figurines).



Ps : Si vous avez vu, à un moment, dans cet article, un quelconque message subliminal, vous vous trompez. Mais bon, la Noël approchant, si vraiment vous voulez me faire plaisir, lâchez-vous. (MASK, Ulysse, Maître de l'Univers, GI JOE, Ghostbusters, Cosmocats... je prends tout.)

24 novembre 2009

Parce que Petrif Lewis ne perd jamais, qu'il porte des chemises bariolées, qu'il synchronise les montres comme personne, et surtout qu'il tient parole (bis), voici comme on me l'a réclamé, et après moult faux espoirs de la foule en délire, Parker Lewis (ne perd jamais).

Mais avant cela, un petit hommage, à l'homme, THE homme, The Jerry, The Gégé, le Jerry Steiner, Nerdy Geek avant l'heure, qui cachait toujours sous son long imperméable grisâtre divers objets volumineux qui suscitaient l'envie de la gente féminine entre autre : Imprimantes, chaises, chars à voile et autres objets contendants.

Bref, le Jerry, précurseur, Cyprien du temps d'avant, tu avais fière allure, avec tes "Monsieur Lewis, Monsieur Randall", amoureux de la teigne de sœur de ton meilleur ami, tu étais la gentillesse incarnée, à la larme facile.


http://www.petrif.fr/images/JerrySteinerGeek.jpg

Bref, sache que tu restes dans nos cœurs, contrairement à Frank Lemmer, le furet des Carpates. Bref, considère ce qui va suivre comme un hommage :

Ps : Atom, alors heureuse. (H).

23 novembre 2009

Et comme je suis homme à tenir parole, et que même si cela fait plus d'un an que j'en avais parlé, j'ai enfin décidé de prendre le temps et une guitare pour enregistrer ce fabuleux morceau de BucketHead, à savoir Big Sur Moon.

En plus, c'est l'occasion de vous présenter ce vieux fantasme d'adolescent qu'est cette Ibanez John Petrucci, que beaucoup trouveront hideuse, mais que l'infime partie de mauvais goût qui grouille au fond de moi adore (oui le rose, bleu et or, ça va pas à tout le monde).

http://www.petrif.fr/images/Jerry.jpg

Sinon pour les détails techniques, delay réglé de façon à ne jouer qu'une note sur deux, ce qui demande une certaine régularité, et coups de médiator uniquement vers le haut (ça fait la bite aux arpèges), c'est loin d'être parfait mais bon.





Ps : Suite aux remarques du son dégueulasse de la dernière fois, la piste audio est enregistrée directement via la carte son + POD, ce qui explique ce utain de décalage lors du montage et du transfert vers DailyMotion. Damned.

Pps : Ce qui n'explique absolument pas le fait que je sois en costume, même s'il y a des raisons à cela.


Ppps : Et ce qui est bien c'est qu'en matant les anciennes vidéos, vous pouvez suivre l'évolution de la déco de l'étage.

20 novembre 2009

Sur Facebook, depuis peu (apparemment), on trouve ceci dans les statuts de nos joyeux membres : "Manip' mystérieuse sur facebook : Haut, Haut, Bas, Bas, Gauche, Droite, Gauche, Droite, B, A, Entrée, Clic Droit : Des cercles apparaissent. Si ça marche, copiez et collez ceci dans votre Statut !"

Et c'est pour moi l'occaze de faire un petit cours vidéo-ludique, pour les plus jeunes d'entre vous.

En effet, ce code est le Konami Code. Sans doute le cheat code le plus célèbre de  l'histoire des jeux vidéos contemporains. Ce dernier a été utilisé pour la première fois dans le shoot'em up Gradius, en 1986, et oui mes petits amis de NoLife, ça nous rajeunit pas.
Bref, le but de la manip' était d'obtenir divers avantages rendant plus facile le jeu, de mémoire, c'était souvent des vies supplémentaires, peut être des munitions illimitées, je ne sais plus.

http://www.petrif.fr/images/photos/400pxKonamiCodesvg.png

Bref, toujours est-il, que ce code est devenu culte pour qui a taté de la console à la fin des 80's, un peu comme les coups  spéciaux de Street Fighter II, avec ses Hadoken et compagnie. (Bas - Diagonale Bas Droite - Droite + Punch)

Bon, et bien sur Facebook, même si je n'y croyais pas et bien ça marche, ça fait réellement apparaître des cercles... moi qui croyait à l'attrape-nigaud, et bien, bravo, joli clin d'œil, les monsieurs de Facebook.


Ps : Apparemment le Start Select qui complétait le code n'était pas nécessaire. Comme quoi on en apprend tous les jours.

19 novembre 2009

Haaaaa, chaque Terry Gilliam, c'est un peu comme une petite friandise que l'on déballe joyeusement de sa robe de plastique rouge et blanc, c'est un peu comme la première gorgée d'une boisson édulcorée et gazeuse après une longue traversée du désert, c'est un peu comme le pied qui se glisse dans le chausson moelleux après une longue journée en talons aiguilles (je dis ça j'en sais rien, mais bon c'est pour mon image alors me cassez pas les mouilles), bref c'est une sensation agréable.

On sait quel goût ça aura, mais la saveur sera toujours un peu différente.

Donc, oui, j'ai vu et approuvé l'Imaginarium du Docteur Parnassus.

http://www.petrif.fr/images/JudeParnassus.jpg

L'histoire quelle est-elle ?
Et bien c'est très simple (façon de parler), le docteur Paranassus, avec sa troupe de théâtre, offre une expérience exceptionnelle aux spectateurs; voyager aux plus profond de leur imaginaire en traversant un simple miroir de plastique. Mais le bon docteur, a dans son passé, conclu un pacte avec le diable : contre l'immortalité, ce dernier viendra récupérer sa fille le jour de ses 16 ans. A moins que.

Nous voilà donc embarqués dans une aventure barrée, bourrée comme toujours de symbolismes, de clins d'œil Monty Pythonesques et de réflexions.

D'ailleurs, suite à la fin du film, je m'interrogeai, et me ruai donc sur divers forums, où je trouvais une interprétation un peu poussée mais assez bien vue :
 

 
Le diable = Hollywood
Parnassus = Terry Gilliam

Valentina = le public

 
A la base Parna raconte des histoires avec ses copains illuminés (dans le monastère). Le diable lui permet de comprendre qu'il peut raconter ses histoires à bien plus de monde.
A la base Terry fait une série fauchée à la télé avec ses potes illuminés. Hollywood lui fait comprendre qu'il peut faire des films qui touchent un public bien plus large,

Parnassus/Gilliam fait des spectacles/films en marge de la société.


Parna aime Val et c'est un peu pour elle qu'il créé ce monde à part.
Terry aime son public et c'est pour lui qu'il fait des films de barge.

Parna refuse la société.
Terry refuse Hollywood.

Mais le diable est un vilain tentateur. Il donne à Parna les moyens de créer un imaginaire (il lui donne un pouvoir)
Hollywood donne à Terry les moyens de faire des films (chers).

En échange Parnassus vend sa fille au diable.
Terry vend ses spectateurs à Hollywood.


 

 
En viendrait une longue remise en question de Parna/Gilliam face à un public qui évolue et change trop vite, qui se tourne vers le consumérisme facile et met de côté l'imaginaire, la poésie et tutti quanti. Le docteur/réalisateur traverserait, alors, moult phases de pénitences, jusqu'au dénouement du film, dont la tentation Spoilatrice me démange, mais je n'en ferai rien.

Voilà, certains trouveront ça tiré par les cheveux, mais l'idée est quand même plaisante.

 
http://www.petrif.fr/images/LilyRose.jpg

Ps : Et je crois que je suis tombé amoureux, de Lily Cole. (cf. au-dessus)

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