18 février 2011

Il y a quand même des bonnes idées qui trainent, j'ai envie de te dire. Grâce à Ally, j'ai découvert Irina Werning, photographe de son état. Loin de moi l'idée de me lancer dans quelque démarche artistique ou dérives modesques, mais pour un blog empreint de nostalgie rétro, de souvenirs adolescents et de plaisirs oubliés, difficile de passer à côté de sa série de clichés intitulés Back to the Future.

L'idée, pourtant simple, est géniale. A partir de vieilles photos, retrouver les personnes et recréer la scène de la dite-photo à notre époque. Je suis assez fan, en général, des "Que sont-ils devenus ?", "20 ans après" ce genre de machin, que ce soit lors de reportages, de films (matez donc l'excellent bonus de Spinal Tap à ce sujet) et autres.

Tout cela vous paraît obscur, vous êtes un peu simples, mais je ne vous en tiens pas rigueur puisque voici une sélection de sa série de photos :

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Voilà, je trouvais le concept vraiment bien exploité, ça m'a presque donné envie de me prendre en photo dans mon costume de Lucky Luke... hum, oubliez ça. Non mais sinon, je vous prépare une future reprise qui devrait plaire aux fans d'émission des 90's. Laissez moi le temps.

 

16 février 2011

Il est des mélodies frustrantes.
Ouaip. Celle qui vient est un habile mélange de joie nostalgique et de frustration profonde.
L'objet du délit, c'est ça :
 



Tous les dimanches soirs pendant presque 20 ans, TF1, la diabolique, proposait ses 2 films, tentations bien compréhensibles pour l'enfant plein de curiosité. Dès que le générique de Ciné Dimanche retentissait, on se pelotonnait sous la couette (en tout bien tout honneur, non mais je sais pas ça sonnait bizarre dans votre esprit pervers), bien préparé pour l'ultime soir du week-end avant de reprendre une nouvelle semaine pleine de cours zet de cour.
La caméra, les néons, les extraits des films sur fond de pellicule vieillotte, tous les détails oubliés ressurgissent du passé pour vous propulser devant la télé des parents, un écran cathodique de 52 cm aux formes généreuses surplombant un magnétoscope en plastique noir et massif, la VHS mode longue durée débordant de sa gueule béante.
Ô joie, 20h45, l'heure du premier film !

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MAIS. Et oui, comme dans toutes les bonnes histoires (enfin les histoires correctes, 'fin passable quoi, bref des histoires quoi), il y a toujours un MAIS. Le même générique retentissant une heure et demi plus tard n'avait plus du tout la même saveur. Au revoir, caméra charmeuse, néons aguicheurs, place à la frustration. Le même générique séparant de manière tellement distincte, la première partie de soirée de la seconde, il n'en avait pas fallu plus pour que des milliers de parents de toute sorte fassent de ce générique merveilleux, la frontière infranchissable entre le second film et "l'heure d'aller se coucher pour être en forme demain à l'école/collège/fac de droit"


Venait alors l'âpre moment des négociations, "juste le début, pour voir", "je commence plus tard demain", "j'ai fini mon mou de veau", "ta mère suce des huttes en Enfer" sont autant d'arguments que l'on plaçait vainement dans l'espoir de gruger l'autorité parentale et grapiller de précieuses minutes de film. (à noter que le dernier argument donné en exemple, n'a apparemment jamais eu gain de cause, bien au contraire, curieux...)


Voilà, aujourd'hui on se tope un peu tout et n'importe quoi, tantôt un film, tantôt des épisodes random des Experts, où est la frontière hein, je vous le demande, en rajoutant 14 pages de publicité, en morcelant les programmes, en otant les repères de la bouche des enfants, c'est comme ça qu'on créé une génération de Justin "Bridou" Bieber. Moi je vous le dis, le peuple a besoin de choses claires et précises, des séparations nettes et distinctes, des murs, de hauts murs en brique solide et barbelé qui luisent haut dans le ciel de l'EST et qui...

...pardon je m'emporte, non mais bon, on nous promettait 2 films sinon Rien, et bah maintenant c'est Rien.

10 février 2011

Envie soudaine, article soudain*

Car aujourd'hui, j'ai envie de pousser non pas la chansonnette (même si ma voix a le goût du miel et du trop peu), mais un petit coup de gueule contre un fléau qui sévit depuis trop longtemps et auquel l'homme doit faire face dès le moment qu'il sait lire.

Ce fléau c'est l'astérisque (tous ceux qui ont pensé à un blondinet casqué en legging rouge peuvent dès à présent prendre la porte), donc, je disais, oui c'est l'astérisque : *

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Oui comme ça vous vous dites, Ô comme elle est mignonne avec ses petites branches et son teint radieux, j'ai envie de l'adopter, je l'appellerais Martine, elle sera ma reine, je serais son roi, on ira à Aquaparc... enfin un truc du genre, j'imagine, chacun ses perversions.

OUI MAIS VOILA, cette créature diabolique en a rendu chèvre plus d'un, l'astérisque possède en effet un pouvoir Murphyque qu'il ne faut pas sous-estimer, voyons plutôt :

Le cas le plus classique est celui-ci, vous lisez un magazine quelconque, un article vous captive, (celui sur les Must Have de l'été) vous le dévorez, sa teneur en potentiel culturel vous tient en haleine quand votre regard se porte sur un mot/expression surmonté d'un joli astérisque. Avide de connaissance, vous vous reportez logiquement au bas de page et... bah rien, nada, que dalle Chantal. Vous tournez la page suivante des fois que, vous y revenez, regardez encore, en haut, en bas, à gauche, à droite (RIP Yannick). Dans cette situation plusieurs issues possibles :


- La note se rapportant à l'astérisque a purement et simplement été oubliée, vous laissant bêta, vous ayant fait perdre de précieuses minutes, votre curiosité a été titillée et vous n'aurez pas la réponse au pourquoi de l'astérisque. Ceci gâchera inévitablement la suite de votre lecture enjouée, vous plongeant dans quelque torpeur maussade, ressassant pendant de longues minutes "Qu'a-t-il voulu dire par 'On distingue* ' ?'


- La note se rapportant à l'astérisque se trouve dans un endroit incongru, en police 4, à la verticale d'un article sur la mouclade moldave. L'honneur est sauf, vous ressentez le soulagement, la satisfaction du travail accompli, et savourez la note bien méritée (pour vous apercevoir un peu plus tard qu'en fait il s'agit de l'astérisque correspondant à... bah la mouclade moldave). Intérieurement vous maudissez quand même le maquettiste qui par pur sadisme ou faute de place, a tout fait pour vous faire perdre le fil de votre article passionnant.


- La note se rapportant à l'astérisque se trouve en bas de page, claire, simple, lisible, (ceci représente 5% des cas, il ne faut pas se leurrer), mais dans ce cas, il s'agira d'une anecdote inintéressante, ou d'un lieu commun empreint de bêtise et de tout-venant. Vous l'avez voulu, vous l'avez eu. Bien fait, rajouterais-je. (Cas intéressant, les solutions ou réponses de jeu que l'on ne voudraient absolument pas voir, sont elles, a contrario, excellemment bien visibles, situées sous le dit-jeu, dans une police tout à fait acceptable, ne cherchant qu'une chose, attirer votre œil curieux, c'est cruel hein)


Voilà maintenant vous saurez, et pourrez mettre en garde vos petits camarades, c'est une information vérifiée ! Que celui qui n'a jamais été confronté à ceci me jette des liasses de 500 €.
 

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