31 mai 2011

Moi, dans la vie, j'ai deux grandes passions : Le quarté, les renards et les mystères de l'univers.

Après avoir brillamment résolu le mystère du trou dans la règle MAPED (grâce à l'aide de lecteurs qui me sont chers (de par leur train de vie plein de faste entre autre)), quelques énigmes des années passées demeurent, et parmi celles-ci, celle-là :

Bon, déjà, l'article va paraître quelque peu élitiste puisque réservé à une population vieillissante, à savoir la population qui a eu les joies de se servir d'un magnétoscope durant leur tendre enfance / adolescence. Rappelez-vous vieilles gens ! Vous achetiez des VHS vierges de marques JVC, TDK ou consors de 240 minutes sur lesquelles vous enregistriez en mode longue durée, vos séries / films / clips / Dance Machine préférés. Vous côtoyiez l'objet tous les jours et pourtant quelque chose clochait.

On se remet in context, pull Waïkiki, LA Gear aux pieds, vous déballez frénétiquement votre lot de 2 VHS, apeurés que vous êtes de louper le début de votre fiction favorite, vous virez donc le plastique, vous sortez la cassette de sa boîte cartonnée, et vous l'engouffrez d'un geste énergique et précis dans votre magnétoscope AKAÏ...


... mais...


...attendez un peu


...quelque chose vient de glisser à vos pieds



http://www.petrif.fr/images/6/StickerVHS.jpg

Ca vous rappelle quelque chose ?

ET OUAIS ! ON APPROCHE DE CE FOUTU MYSTERE !!

En effet, toutes les K7 vierges que l'on achetait étaient livrées avec ces fameuses planches d'étiquettes autocollantes. Celles-ci contenaient en général de quoi écrire sur la face et le côté de la dite cassette, mais SURTOUT ces énigmatiques petits carrés numérotés de 1à 10 et/ou alphabétisés de A à Z.

Et c'est là tout l'aspect énigmatique de l'objet, à côté de ces derniers, Stonehenge, les Crop Circle, l'Area 51 sont bien peu de choses. En effet, ces petits carrés se sont baladés dans la plupart des foyers durant des décennies sans qu'on sache quoi en faire réellement. Les plus vaillants auront tenté d'écrire vaguement le titre du contenu de la VHS à l'aide de ces stickers mais c'est souvent peine perdue, avec un exemplaire de chaque lettre on se retrouvera le plus souvent avec des :

- TO7AL REC412
- TERMINA7O4
- ALIEN (bon Ok là c'était facile)
- MON CURE 6H3Z L8S 90DI5T24
- IND1A84 JO9ES 3T L85 6V207URXYZ

Bref, autant dire que ces bouts de planches étaient, la plupart du temps, vouées à finir à la poubelle, ou errant dans quelques tiroirs désaffectés en compagnie d'une bougie, d'un boitier de K7 audio vide et d'une fève en plastique blanc, vestige d'une galette des rois dominicale.


http://www.petrif.fr/images/6/logovhs.gif

Bref le mystère demeure. Pourquoi ? Pourquoi ces chiffres, ces lettres en nombres insuffisants, pour quel étrange langage guttural était-ce destiné ? Les explications sont bien minces. On entend parler de sombre histoire de montages vidéo dans lesquels ces étiquettes jouent un rôle précieux, personnellement je n'y crois pas. Et que sont-elles devenues ? Ont-elles fomentées quelque alliance sournoise contre la technologie actuelle ? Je ne sais pas, mais si j'étais vous, je ne dormirais pas tranquille, oulà non.

 
Ps : Non mais si vous avez quelque explication plausible, allez-y franchement hein, je suis ouvert à tout tant que ça reste dans la décence et le respect du prochain.

Pps : Avec les étiquettes d'une vie, la rumeur prétend que l'on serait capable d'écrire intégralement un "Si vous avez manqué le début" d'un Télé 7 Jours.
http://night-club-paris.com/

06 mai 2011

Murphysme du vendredi.

Débauchant joyeusement pour savourer un week-end bien mérité, je passe au supermarché pour trouver de quoi me sustenter. Alors que je m'apprêtais à acheter un délicieux poulet et quelques viennoiseries bien choisies, je me dis. "Et si, en lieu et place, j'allais plutôt à la boulangerie chercher ce pan bagnat dont je suis si friand et quelques croissanteries." De toute façon les poulets n'étant pas cuits, je pris mon sac, mes clics zet mes clacs, mes croquettes pour chaton et repartis.

Arrivé à la boulangerie, point de pan bagnat en rayon, me voilà fort marri. Je commande des pains au chocolats, et, déception, de chocolatines il n'y a pas (en fait, si, une, mais c'était pour la rime approximative). Je me retrouve donc avec pain, pains aux raisins zet croissants, rien de ce qui, au début, ne nécessitait ma venue. Quatre euros soixante deux, m'annonce la boulangère. "Puis-je payer par carte bancaire ?" Désolé, monsieur, c'est balot, on ne prend qu'à partir de cinq euros. Par contre, si je peux donner mon avis, notre produit le moins cher est ce cookie. "Allons-y pour le cookie, au point où j'en suis" Je sors ma carte, d'un geste las, et au tréfond de mon larfeuille il gisait là. Un mystérieux billet moult fois replié, entre deux tickets de métro bien caché. Trop tard, de toute façon, le paiement est passé.

J'en sors la queue basse, le ventre vide, essayant de me remettre de cette histoire si sordide et n'espérant qu'une chose, que tout ceci n'annonce pas le week-end désastreux de Monsieur Murphy.


http://www.petrif.fr/images/6/4127030.jpg


Ps : Merci à Tote, pour ce délicieux livre qui m'inspire (à mon grand dam, d'ailleurs.)

01 mai 2011

http://www.petrif.fr/images/6/rubberquentindupieux-copie-1.jpgRUBBER, c'est le genre de film OVNI dont t'entends parler brièvement d'une oreille des mois avant sa sortie, qui t'interpelle, que tu oublies mais qui reste ancré dans un coin de ta mémoire jusqu'au jour tant attendu de sa sortie. Jour durant lequel, seuls quelques media obscurs oseront le mentionner dans leur liste de sorties hebdomadaires, tant le film est... curieux, original, différent (Think PEPSI)


Car oui le scénario de Rubber est original, pour faire bref, le film retrace l'aventure d'un pneu qui prend vie en plein désert américain. Et, comme si cela ne suffisait pas, ce pneu est doté de pouvoir télékinésiques, à savoir qu'en se concentrant très fort il peut tuer des êtres vivants à distance en les faisant imploser. PAF. Ca fait un peu road-movie, le pneu se ballade, parcourt des paysages magnifiques et se met à suivre une fille, fille qui semble avoir tapé dans l'œil de notre héros caoutchouteux, héros qui se fait lui-même poursuivre par une patrouille de police pour ses méfaits.


Voilà pour les grandes lignes de l'histoire, parce qu'à côté de ça, il y a plein d'idées assez amusantes et bien trouvées. Le postulat de base déjà. Le film s'ouvre sur un monologue (qui à mon avis est déjà culte) louant le "no reason", une énumération de situations et de faits conclus à chaque fois par "il n'y a pas de raison". Au moins c'est clair, il ne faudra pas chercher qui a mis le pneu là, pourquoi il est vivant, d'où sortent ses pouvoirs. Les choses étant mises au point dès l'introduction, le spectateur a donc le choix, accepter les faits qui vont suivre tels quels sans chercher une quelconque bribe d'explication (ce qui confère au réalisateur une certaine liberté d'action) ou bah quitter la salle, éteindre le film et reprendre une activité normale. On ne vous piège pas, on vous prévient dès le début, on est pas là pour expliquer quoi que ce soit.


le fameux monologue de début de film


D'ailleurs en parlant des spectateurs, ceux-ci sont matérialisés dans le film. En effet, ce fameux monologue est adressé à un groupe de personnes très hétéroclite (les teenage blondes, le père et son fils, les spécialistes du cinéma), personnes elles-mêmes postées au sommet d'une colline et qui équipées de jumelles peuvent assister aux aventures du pneu en même temps que nous, téléspectateurs moyens (enfin surtout vous, et toc) Ceux-ci commentent, s'amusent, s'étonnent, en voyant les réactions du pneu, exactement comme nous confortablement avachis dans notre canapé. La frontière entre film et réalité et donc assez mince, l'histoire du pneu est-elle vraie ou assiste-t-on à un film dans le film ? Les protagonistes sont-ils des acteurs (non mais bien sûr ce sont des acteurs, je veux dire des acteurs qui jouent le rôle d'acteurs ou des acteurs qui jouent le rôle de flic et consorts ?) C'est cette gymnastique mentale qui fait l'intérêt du film.

http://www.petrif.fr/images/6/598380sanstitrecopie.jpg

http://www.petrif.fr/images/6/598365sanstitrecopie.jpg

http://www.petrif.fr/images/6/598359sanstitrecopie.jpg

D'ailleurs c'est surprenant comme on ne se laisse plus surprendre au bout d'une dizaine de minutes, voir un pneu qui se douche, voir un pneu qui mate une fille au bord d'une piscine, voir une pneu qui dort dans un lit et qui y laisse... des traces de pneu. Tout est cohérent, tout se tient, oui le pneu est vivant pourquoi n'en serait-il pas ainsi ? C'est une évidence. 
 

Bien sûr il faut avoir l'esprit un peu ouvert aux choses étranges, aux films qui sortent du schéma classique mais pour ma part c'est ça que je recherche, donc si vous voulez passer 1h20 en vous laissant porter par de sublimes paysages (oui j'ai oublié de dire que chaque scène est d'une propreté impeccable, les plans sont vraiment bien trouvés et léchés, rien que pour la leçon de cadrage et de lumière ça vaut le coup), assister à une histoire improbable emplie de scènes toutes aussi invraisemblables, RUBBER, film caoutchouteux est fait pour vous.



Ps : Déjà que je devais faire partie des rares à avoir aimé STEACK, je persiste et je signe dans le fait de trouver dans l'œuvre de Quentin Dupieux quelque chose de frais et d'agréable (pour le coup on dirait une mauvaise pub pour du Pulco Citron)

<< Page précédente | 1 | Page suivante >>

Créer un podcast