18 mars 2011

 Bonsoir, je suis Troy Mc Lure, vous m'avez sans doute déjà vu dans des films tels que "J'alimente mon blog tous les 3 mois", ou bien "Les journées sont trop courtes en ce moment", si je suis ici parmi vous, c'est pour passer un coup de gueule.

Voilà, depuis maintenant presque 10 ans, des flots zet des flots incessants de séries américaines se déversent par Mo entiers dans nos Torrent, il y a eu du bon et du moins bon, mais je trouve que depuis quelques temps déjà on se fout un peu de not' gueule, si je peux me permettre.

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Le grand jeu du moment étant "J'ai un super concept en tête, je sais pas du tout où ça va me mener, mais on va quand même se lancer et produire un nombre d'épisodes random". Si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est qu'il nous est arrivée une mésaventure à Lucy et moi il y a quelques semaines. Nous nous étions mis à regarder Happy Town, série au concept un peu éculé (une ville trop tranquille dans laquelle s'est déroulé un drame des années plus tôt), mais aux bonnes intentions. Série à suspense étant, nous nous abstenions bien de mater les articles à son propos pour éviter quelque spoil désobligeant. Du coup on se tape les 8 épisodes un peu chaotiques (bande-son incohérente, approximations scénaristiques...), dans l'espoir quand même de saisir le dénouement de la chose. Et arrivés aux dernières minutes du dernier épisode, on se dit que quelque chose cloche... bah ouais il reste 30 secondes et la moitié des énigmes lancées n'ont pas de de vraies réponses, l'épisode se finit tout de même sur un énorme twist des familles... mais en queue de boudin (ahah).

0_0 <- v'là la tronche, le générique de fin venu...

Après vérification qu'il s'agissait bien du dernier épisode (espérant secrètement que j'en aurais oublié 2 ou 3 au fond du panier), je me retrouve à arpenter le web, et là... j'apprends... que la série a été arrêtée en plein milieu faute d'audience. Donc on se retrouve avec 8 épisodes, qui ne servent strictement à rien, puisque tout reste en l'air, aucune explication n'est proposée nulle part. Pour un dimanche soir, on a eu la violente impression de s'être faits enfulés par tous les coudes, si tu vois ce que je veux dire mon amie la rose.
 
 
Autant, t'arrives au bout d'une saison, tu tiens quelque chose d'un peu cohérent, tu peux saisir les premières intentions des auteurs dans leur démarche, par exemple, je trouvais que Flashforward, malgré les défauts qu'on peut lui reprocher, était très agréable à regarder même s'il n'en restera qu'une saison non-reconduite. Il reste des points en suspens mais la saison elle-même constitue un ensemble logique et bien construit. Alors que dans le cas d' Happy Town, tu peux te brosser pour avoir la queue d'un indice.


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A côté de ça, on a également le cas de la série au concept fort, qui se veut dense en rebondissements, mais... pour laquelle les auteurs n'ont aucune foutre idée de quelle sera la fin, et de la manière dont ils vont pouvoir relier tous leurs abracadabrantesques twists qui nous ont tant réjouis. Ok, vous connaissez mon addiction pour LOST, et je sais que beaucoup leur sont tombés sur le rable et les regardent d'un œil noir depuis l'épisode final, mais pour le coup, j'avoue ma complète non-objectivité... je leur pardonne tout, parce que quelque part, bah c'est LOST, le concept est lui même un énorme foutraque blindé d'incohérence et de non-réponse en tout genre, mais hey ! C'était les premiers à se lancer là-dedans ! Alors tût-tût.

Ils auraient pu en tirer les leçons mais non, aujourd'hui j'ai l'impression que c'est légion ce genre de trucs, je mate la série The Event depuis la rentrée dernière, et pareil, une série qui commence sur les chapeaux de roues, et puis petit à petit, ça glisse doucement mais surement vers le too-much, les gars qui maitrisent plus leur bébé, qui font apparaître des persos censés peut-être rebooster la chose après la longue coupure d'hiver, bref, ça sent la crotte. En général je suis bon public, mais quand j'ai commencé la saison 4 de Prison Break, et que je revois l'héroine qui était censée avoir été décapitée dans la saison précédente, photo à l'appui, j'ai arrêté l'épisode, lançant fièrement un retentissant : "On nous prend trop pour des cons".

A la limite aujourd'hui, je préfère autant ces séries au nombre d'épisodes réduits, qui leur permet d'aligner un scénario construit et abouti, sans se perdre dans des considérations pécuniaires et des saisons à rallonge. Dans les plus récentes que j'ai vues, je dois dire que Persons Unknown, était plutôt pas mal foutue, ça trainait un peu en longueur sur certains passages, mais on était quand même content d'arriver au bout des 13 épisodes.
Après il y a aussi les exceptions, Dexter et ses 6 saisons, et toujours la même tension, je sais que mon avis n'est pas toujours partagé, mais pour ma part, je me boulottais chaque épisode de la dernière saison comme de précieux bonbons sucrés, et j'espère qu'il en sera également pour la prochaine.


Bon maintenant, si vous avez des séries au concept original à côté desquelles je serais passé, allez-y gaiment, lâchez-vous, je vous en serai peut-être reconnaissant.



Ps : Ah ouais pitaing, j'ai oublié d'évoquer le cas douloureux de la série française mais bon pour faire rapide, les seules qui valent le coup sont ce tiercé gagnant qui est constitué de : Fais pas ci, Fais pas ça / Les Invincibles / Kaamelott, qu'on se le dise.

18 février 2011

Il y a quand même des bonnes idées qui trainent, j'ai envie de te dire. Grâce à Ally, j'ai découvert Irina Werning, photographe de son état. Loin de moi l'idée de me lancer dans quelque démarche artistique ou dérives modesques, mais pour un blog empreint de nostalgie rétro, de souvenirs adolescents et de plaisirs oubliés, difficile de passer à côté de sa série de clichés intitulés Back to the Future.

L'idée, pourtant simple, est géniale. A partir de vieilles photos, retrouver les personnes et recréer la scène de la dite-photo à notre époque. Je suis assez fan, en général, des "Que sont-ils devenus ?", "20 ans après" ce genre de machin, que ce soit lors de reportages, de films (matez donc l'excellent bonus de Spinal Tap à ce sujet) et autres.

Tout cela vous paraît obscur, vous êtes un peu simples, mais je ne vous en tiens pas rigueur puisque voici une sélection de sa série de photos :

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Voilà, je trouvais le concept vraiment bien exploité, ça m'a presque donné envie de me prendre en photo dans mon costume de Lucky Luke... hum, oubliez ça. Non mais sinon, je vous prépare une future reprise qui devrait plaire aux fans d'émission des 90's. Laissez moi le temps.

 

16 février 2011

Il est des mélodies frustrantes.
Ouaip. Celle qui vient est un habile mélange de joie nostalgique et de frustration profonde.
L'objet du délit, c'est ça :
 



Tous les dimanches soirs pendant presque 20 ans, TF1, la diabolique, proposait ses 2 films, tentations bien compréhensibles pour l'enfant plein de curiosité. Dès que le générique de Ciné Dimanche retentissait, on se pelotonnait sous la couette (en tout bien tout honneur, non mais je sais pas ça sonnait bizarre dans votre esprit pervers), bien préparé pour l'ultime soir du week-end avant de reprendre une nouvelle semaine pleine de cours zet de cour.
La caméra, les néons, les extraits des films sur fond de pellicule vieillotte, tous les détails oubliés ressurgissent du passé pour vous propulser devant la télé des parents, un écran cathodique de 52 cm aux formes généreuses surplombant un magnétoscope en plastique noir et massif, la VHS mode longue durée débordant de sa gueule béante.
Ô joie, 20h45, l'heure du premier film !

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MAIS. Et oui, comme dans toutes les bonnes histoires (enfin les histoires correctes, 'fin passable quoi, bref des histoires quoi), il y a toujours un MAIS. Le même générique retentissant une heure et demi plus tard n'avait plus du tout la même saveur. Au revoir, caméra charmeuse, néons aguicheurs, place à la frustration. Le même générique séparant de manière tellement distincte, la première partie de soirée de la seconde, il n'en avait pas fallu plus pour que des milliers de parents de toute sorte fassent de ce générique merveilleux, la frontière infranchissable entre le second film et "l'heure d'aller se coucher pour être en forme demain à l'école/collège/fac de droit"


Venait alors l'âpre moment des négociations, "juste le début, pour voir", "je commence plus tard demain", "j'ai fini mon mou de veau", "ta mère suce des huttes en Enfer" sont autant d'arguments que l'on plaçait vainement dans l'espoir de gruger l'autorité parentale et grapiller de précieuses minutes de film. (à noter que le dernier argument donné en exemple, n'a apparemment jamais eu gain de cause, bien au contraire, curieux...)


Voilà, aujourd'hui on se tope un peu tout et n'importe quoi, tantôt un film, tantôt des épisodes random des Experts, où est la frontière hein, je vous le demande, en rajoutant 14 pages de publicité, en morcelant les programmes, en otant les repères de la bouche des enfants, c'est comme ça qu'on créé une génération de Justin "Bridou" Bieber. Moi je vous le dis, le peuple a besoin de choses claires et précises, des séparations nettes et distinctes, des murs, de hauts murs en brique solide et barbelé qui luisent haut dans le ciel de l'EST et qui...

...pardon je m'emporte, non mais bon, on nous promettait 2 films sinon Rien, et bah maintenant c'est Rien.

10 février 2011

Envie soudaine, article soudain*

Car aujourd'hui, j'ai envie de pousser non pas la chansonnette (même si ma voix a le goût du miel et du trop peu), mais un petit coup de gueule contre un fléau qui sévit depuis trop longtemps et auquel l'homme doit faire face dès le moment qu'il sait lire.

Ce fléau c'est l'astérisque (tous ceux qui ont pensé à un blondinet casqué en legging rouge peuvent dès à présent prendre la porte), donc, je disais, oui c'est l'astérisque : *

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Oui comme ça vous vous dites, Ô comme elle est mignonne avec ses petites branches et son teint radieux, j'ai envie de l'adopter, je l'appellerais Martine, elle sera ma reine, je serais son roi, on ira à Aquaparc... enfin un truc du genre, j'imagine, chacun ses perversions.

OUI MAIS VOILA, cette créature diabolique en a rendu chèvre plus d'un, l'astérisque possède en effet un pouvoir Murphyque qu'il ne faut pas sous-estimer, voyons plutôt :

Le cas le plus classique est celui-ci, vous lisez un magazine quelconque, un article vous captive, (celui sur les Must Have de l'été) vous le dévorez, sa teneur en potentiel culturel vous tient en haleine quand votre regard se porte sur un mot/expression surmonté d'un joli astérisque. Avide de connaissance, vous vous reportez logiquement au bas de page et... bah rien, nada, que dalle Chantal. Vous tournez la page suivante des fois que, vous y revenez, regardez encore, en haut, en bas, à gauche, à droite (RIP Yannick). Dans cette situation plusieurs issues possibles :


- La note se rapportant à l'astérisque a purement et simplement été oubliée, vous laissant bêta, vous ayant fait perdre de précieuses minutes, votre curiosité a été titillée et vous n'aurez pas la réponse au pourquoi de l'astérisque. Ceci gâchera inévitablement la suite de votre lecture enjouée, vous plongeant dans quelque torpeur maussade, ressassant pendant de longues minutes "Qu'a-t-il voulu dire par 'On distingue* ' ?'


- La note se rapportant à l'astérisque se trouve dans un endroit incongru, en police 4, à la verticale d'un article sur la mouclade moldave. L'honneur est sauf, vous ressentez le soulagement, la satisfaction du travail accompli, et savourez la note bien méritée (pour vous apercevoir un peu plus tard qu'en fait il s'agit de l'astérisque correspondant à... bah la mouclade moldave). Intérieurement vous maudissez quand même le maquettiste qui par pur sadisme ou faute de place, a tout fait pour vous faire perdre le fil de votre article passionnant.


- La note se rapportant à l'astérisque se trouve en bas de page, claire, simple, lisible, (ceci représente 5% des cas, il ne faut pas se leurrer), mais dans ce cas, il s'agira d'une anecdote inintéressante, ou d'un lieu commun empreint de bêtise et de tout-venant. Vous l'avez voulu, vous l'avez eu. Bien fait, rajouterais-je. (Cas intéressant, les solutions ou réponses de jeu que l'on ne voudraient absolument pas voir, sont elles, a contrario, excellemment bien visibles, situées sous le dit-jeu, dans une police tout à fait acceptable, ne cherchant qu'une chose, attirer votre œil curieux, c'est cruel hein)


Voilà maintenant vous saurez, et pourrez mettre en garde vos petits camarades, c'est une information vérifiée ! Que celui qui n'a jamais été confronté à ceci me jette des liasses de 500 €.
 

25 janvier 2011

Ahahah.
Vous y avez cru bande d'horcruxes, je vois la déception poindre dans vos petits yeux de réverbères. Et non pas d'article, encore, oui je sais, c'est comme l'addiction aux bonbons pétillants, on est habitué et puis contraint et forcé, on se retrouve à affronter un manque certain. Le manque de temps, le manque d'envie, j'aurais pu vous refourguer une énième critique d'un film avec des bonshommes bleus sorti il y a maintenant plus d'un an, mais à quoi bon. A la place, je vais vous lire un extrait. Oui, oui, un extrait. Et pour le coup un extrait d'une recette de Mou de Veau, je pense que ça reflète bien l'état général de cet endroit, et de la plateforme en général.



"Retirez les gros vaisseaux sanguins des morceaux de mou. Portez une casserole d'eau à ébullition et faites-y blanchir les morceaux de mou pendant 5 minutes environ. Egouttez-les. Et goutez-les.
Faites fondre le beurre dans un large faitout et faites-y dorer les morceaux de mou, avec l'ail, les oignons, les Bruno Roblès et les lardons. Salez et poivrez. Saupoudrez de narine et fouillez de vin rouge. Ajoutez les champignons. Mélangez rien et faites fuir 1 heure à feu mou avec le Carole Bouquet garni. Rectifiez l'assaisonnement avant de servir avec des pattes sèches ou des nonnes de fer cuites à la vapeur.
"



http://www.petrif.fr/images/16102009/geniedesalpages04copie.jpgVoilà, j'espère que cela vous aura fait dire Non à la drogue et à l'usage de lunettes en tous genres. Et oui, renouvelons-nous, ouvrons des blogs sur les recettes de nos campagnes, laissons le retro-gaming et autres geekeries aux oubliettes, l'heure est au tablier, aux marmites, aux poils sous les bras et aux plats qui sentent forts. Et oui, j'entame un virage décisif en ce début de 5ème année, qu'on se le dise. AH ! ON FAIT MOINS LES MALINS MAINTENANT, il est loin le temps des rires et des champs, des calembours, et des coups de gueule rigolos, j'm'en fous, j'vais faire un blog sur le terroir, un blog qui sent la "Teeeeerrrrrrre après la pleeeeuuuu", j'm'en va mettre de la paille dans mes sabiots et colporter la rumeur du renouveau bloguesque. Aux fourches citoyens.
 





Ps : Et arrêtez de manger le foin de vos bottes, par pitié.

Pps : Athanase Percevalve dans nos cœurs.


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