20 août 2011

Alors que les media nous rabâchent les oreilles avec les morts de gens plus que quelconques qui n'ont fait d'important de leur vie que de participer  à des jeux télévisées, non je ne vise personne, hum, je découvre aujourd'hui via le fil Twitter de Boulet que Jean Tabary est décédé il y a 2 jours.

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Jean Tabary, c'est le créateur/dessinateur d'Iznogoud, le méchant grand vizir qui veut être calife à la place du calife, et d'autres bandes-dessinées toutes aussi drôles, Corinne et Jeannot, Taloche entre autres.


Si Goltib m'a influencé par ses planches narrant les tracas quotidiens d'un humour froid et sophistiqué, je dois dire que Tabary n'avait rien à lui envier quant aux calembours approximatifs et aux situations improbables (le dénominateur commun Goscinny n'y est sans doute pas pour rien). Plus jeune, je m'étais farci l'entière collection du grand Vizir, et chaque épisode était un petit bijou d'originalité et de situations cocasses, le tout parsemé de jeux de mots dont je ne comprenais le sens qu'après moult lectures ( "La pythie vient en mangeant"). De même que j'ai du lire les aventures de "Corinne et Jeannot en vacances" des dizaines et des dizaines de fois au point de connaître par cœur les malheurs qui attendaient le pauvre Jeannot mais de ne jamais m'en lasser. Pour moi, les bandes-dessinées de Tabary, c'est des souvenirs de week-end pluvieux sous la couette, de trajets en voiture, de transats ensoleillés, il y avait toujours un album du grand vizir à portée de mains.


Ca me ronge de savoir que ça ne va pas aller en s'arrangeant, que toute la clique du magazine Pilote ("Mâtin ! Quel journal !") y passera un jour. Que Gotlib, Fred et Cabu prennent leur temps surtout, on est pas si pressé de devenir calife à la place du calife après tout. 


Ps : Je pense que l'adaptation d'Iznogoud en film n'y est pas pour rien. Et Bim.

05 juillet 2011

Hier, alors que d'une main agile je triais des papiers et que d'un œil absent je lorgnais l'Amour est dans le Pré, j'ai senti peu à peu la révolte gronder en moi. J'ai eu l'impression de me retrouver bien des années en arrière dans la cour du collège. Il va falloir que j'explicite un peu la situation parce que comme à votre habitude j'ai l'impression que vous ne bitez pas un traitre broque de ce que je raconte.

 
Dans cette sublime et champeeestre émission qu'est l'Amour est dans le Pré (présentée par la non moins sublime Karine LeMarchand - MILF Represent), un cas a attiré mon attention, celui de Karine... heu l'autre, la... heu... moins sublime, enfin, heu... bref. Cette dernière, dès le Speed-Dating a eu le privilège de rencontrer notre sujet du jour à savoir Raphaël (Evil Inside). Celui-ci, le cheveu en brosse, le sourire carnassier, le pull à col-roulé vert approximatif, débarque sûr de lui, le mec il a des atouts et il le sait. Le gars sort la grosse artillerie (en tout bien tout honneur) en déballant tout de go ses projets d'enfants, de vie heureuse au milieu de pâquerettes et autres joyeusetés animalières. Il n'en faut pas plus à Karine pour le sélectionner et faire de lui un des deux prétendants... Ooooh Honey.... tu crois vraiment qu'un gars comme lui vient pour tes beaux yeux et ton exploitation ? Sick Sad World.
http://www.petrif.fr/images/6/Raphael.jpgLe méchant Raphaël

Nous nous retrouvons donc quelques jours plus tard à l'élevage de poneys (véridique ou very dick au choix) de la dite Karine, avec le fameux Raphaël et... surprise Flavien, un candidat rattrapé de justesse par la non-venue du sélectionné prévu (grand prix du participe passé 2004). Flavien, c'est l'antithèse de Raphaël, introverti, timide, la calvitie naissante, et un apparemment manque de confiance en soi, mais le gars dégage quand même un certain capital sympathie non-négligeable. Bref, on sent les catastrophes se profiler telles les armées du Mordor sur la paisible Comté (comté comté comté).

http://www.petrif.fr/images/6/Flavien.jpgSaint Flavien

Et c'est là que les emmerdes commencent. Comme dans toute bonne cour de collège qui se respecte, les forts font la misère aux faibles a fortiori quand il y a quelque chose en jeu. Le Raphaël, c'est le frimeur pénible que l'on a tous connu jeune ou moins jeune à l'école / collège / lycée, le gars bien de sa personne et qui en a conscience (malheureusement), qui parle beaucoup et fort, gêne et rabaisse ses p'tits camarades à base de vannes sur les vêtements ou sur le physique, qui raille les intellos / les nuls en sport / les lunettés en tout genre, le gars détestable pour qui l'on prie qu'il arrive une crasse, alors que bizarrement non, au contraire, les filles le trouvent cool, et vous vous êtes navré. Et ce gars dont vous pensiez vous être débarrassé, une fois la vie scolaire terminée, vous le retrouvez là, en face, vous retombez loin dans les années 90, votre pire cauchemar, c'est lui.


Du coup Flavien, amicalement surnommé "sacoche" par Raphaël, subit toutes les railleries possibles dès que l'occasion se présente (enchanté moi c'est occasion !), pendant les courses avec un cinglant "Bah alors c'est Maman qui te fait tes courses ?" devant la caissière gênée, ou devant les copines hilares avec un "Alors tu pètes et tu rotes au lit ? Mouhahaha".  Raphaël lève les yeux au ciel ou soupire dès que Flavien prend sur lui pour prendre la parole. Bref, vous ne le savez pas encore mais nous sommes revenus en 5ème au collège Alexandre Debanne de Flouville et Flavien devient la tête de turc de la classe devant les yeux amusés de ses camarades. Sérieusement à 30 ans, comment peut-on avoir encore un comportement aussi exaspérant, là ça me dépasse, déjà qu'à 12 ans ça avait l'art de me gonfler.


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Bon, c'est presque vicieux, parce que du coup on attend qu'une chose, voir si Raphaël va continuer de passer pour le connard de l'été aux yeux de la France entière ou si Flavien va préférer changer de collège ou planter un violent coup de trident dans la mouille de son rival, ce qui serait assez jouissif je dois le reconnaître. Bref, j'ai bien honte de m'être attardé là dessus, mais il fallait que ça sorte, autant d'injustice ça me donne des gazs. En vous remerciant.


Ps : Et puis je veux pas dire mais Raphaël il est fonctionnaire au Trésor Public (sic)

18 mars 2011

 Bonsoir, je suis Troy Mc Lure, vous m'avez sans doute déjà vu dans des films tels que "J'alimente mon blog tous les 3 mois", ou bien "Les journées sont trop courtes en ce moment", si je suis ici parmi vous, c'est pour passer un coup de gueule.

Voilà, depuis maintenant presque 10 ans, des flots zet des flots incessants de séries américaines se déversent par Mo entiers dans nos Torrent, il y a eu du bon et du moins bon, mais je trouve que depuis quelques temps déjà on se fout un peu de not' gueule, si je peux me permettre.

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Le grand jeu du moment étant "J'ai un super concept en tête, je sais pas du tout où ça va me mener, mais on va quand même se lancer et produire un nombre d'épisodes random". Si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est qu'il nous est arrivée une mésaventure à Lucy et moi il y a quelques semaines. Nous nous étions mis à regarder Happy Town, série au concept un peu éculé (une ville trop tranquille dans laquelle s'est déroulé un drame des années plus tôt), mais aux bonnes intentions. Série à suspense étant, nous nous abstenions bien de mater les articles à son propos pour éviter quelque spoil désobligeant. Du coup on se tape les 8 épisodes un peu chaotiques (bande-son incohérente, approximations scénaristiques...), dans l'espoir quand même de saisir le dénouement de la chose. Et arrivés aux dernières minutes du dernier épisode, on se dit que quelque chose cloche... bah ouais il reste 30 secondes et la moitié des énigmes lancées n'ont pas de de vraies réponses, l'épisode se finit tout de même sur un énorme twist des familles... mais en queue de boudin (ahah).

0_0 <- v'là la tronche, le générique de fin venu...

Après vérification qu'il s'agissait bien du dernier épisode (espérant secrètement que j'en aurais oublié 2 ou 3 au fond du panier), je me retrouve à arpenter le web, et là... j'apprends... que la série a été arrêtée en plein milieu faute d'audience. Donc on se retrouve avec 8 épisodes, qui ne servent strictement à rien, puisque tout reste en l'air, aucune explication n'est proposée nulle part. Pour un dimanche soir, on a eu la violente impression de s'être faits enfulés par tous les coudes, si tu vois ce que je veux dire mon amie la rose.
 
 
Autant, t'arrives au bout d'une saison, tu tiens quelque chose d'un peu cohérent, tu peux saisir les premières intentions des auteurs dans leur démarche, par exemple, je trouvais que Flashforward, malgré les défauts qu'on peut lui reprocher, était très agréable à regarder même s'il n'en restera qu'une saison non-reconduite. Il reste des points en suspens mais la saison elle-même constitue un ensemble logique et bien construit. Alors que dans le cas d' Happy Town, tu peux te brosser pour avoir la queue d'un indice.


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A côté de ça, on a également le cas de la série au concept fort, qui se veut dense en rebondissements, mais... pour laquelle les auteurs n'ont aucune foutre idée de quelle sera la fin, et de la manière dont ils vont pouvoir relier tous leurs abracadabrantesques twists qui nous ont tant réjouis. Ok, vous connaissez mon addiction pour LOST, et je sais que beaucoup leur sont tombés sur le rable et les regardent d'un œil noir depuis l'épisode final, mais pour le coup, j'avoue ma complète non-objectivité... je leur pardonne tout, parce que quelque part, bah c'est LOST, le concept est lui même un énorme foutraque blindé d'incohérence et de non-réponse en tout genre, mais hey ! C'était les premiers à se lancer là-dedans ! Alors tût-tût.

Ils auraient pu en tirer les leçons mais non, aujourd'hui j'ai l'impression que c'est légion ce genre de trucs, je mate la série The Event depuis la rentrée dernière, et pareil, une série qui commence sur les chapeaux de roues, et puis petit à petit, ça glisse doucement mais surement vers le too-much, les gars qui maitrisent plus leur bébé, qui font apparaître des persos censés peut-être rebooster la chose après la longue coupure d'hiver, bref, ça sent la crotte. En général je suis bon public, mais quand j'ai commencé la saison 4 de Prison Break, et que je revois l'héroine qui était censée avoir été décapitée dans la saison précédente, photo à l'appui, j'ai arrêté l'épisode, lançant fièrement un retentissant : "On nous prend trop pour des cons".

A la limite aujourd'hui, je préfère autant ces séries au nombre d'épisodes réduits, qui leur permet d'aligner un scénario construit et abouti, sans se perdre dans des considérations pécuniaires et des saisons à rallonge. Dans les plus récentes que j'ai vues, je dois dire que Persons Unknown, était plutôt pas mal foutue, ça trainait un peu en longueur sur certains passages, mais on était quand même content d'arriver au bout des 13 épisodes.
Après il y a aussi les exceptions, Dexter et ses 6 saisons, et toujours la même tension, je sais que mon avis n'est pas toujours partagé, mais pour ma part, je me boulottais chaque épisode de la dernière saison comme de précieux bonbons sucrés, et j'espère qu'il en sera également pour la prochaine.


Bon maintenant, si vous avez des séries au concept original à côté desquelles je serais passé, allez-y gaiment, lâchez-vous, je vous en serai peut-être reconnaissant.



Ps : Ah ouais pitaing, j'ai oublié d'évoquer le cas douloureux de la série française mais bon pour faire rapide, les seules qui valent le coup sont ce tiercé gagnant qui est constitué de : Fais pas ci, Fais pas ça / Les Invincibles / Kaamelott, qu'on se le dise.

03 décembre 2010

Sous des accès de fièvre tumultueux, je remuais et gigotais en tous sens, essayant de vaincre vainement quelque monstre malfaisant (en l'occurrence, j'avoue, il s'agissait des énigmes du Professeur Layton), je me réveillais et pensais.

A quoi pensais-je, et bah bizarrement, je me faisais une réflexion sur le jeu en multi-joueurs, j'essayais de me rappeler comment en était-on (Hey, Téton !) arriver là.

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Mes premiers émois de jeux en groupe doivent dater de... heu 1992 disons, à l'époque heureux possesseur d'une NES, les seuls cartouches que je possédais étaient des aventures pour une personne (Campagne Solo, ils appellent ça aujourd'hui), mais, je me rappelle parfaitement du premier jeu auquel j'ai pu jouer simultanément avec un camarade, c'était sur ce mythique jeu de hockey sur glace nommé Blade of Steel (jeu dans lequel quand il y avait un conflit entre deux hockeyeurs, la caméra changeait d'angle et il fallait marteler les boutons de la manette pour cogner l'autre le plus vite possible, une bien belle leçon de vie quand on a 10 ans). Et je dois dire, que ma vision du jeu-vidéo en tant que plaisir égoïste et solitaire (en tout bien tout honneur) en prenait un coup.

Nous recherchâmes alors à assouvir ce vice à de nombreuses reprises, mais sur NES, peu d'exemples me reviennent en tête, je me rappelle surtout par la suite de moult combats de Tetris sur Game Boy, et de World Cup, le jeu de foots dans lequel les bonshommes ont la tête carrée et les ballons parcourent la moitié du terrain sous une apparence ovoïde (Olive et Tom like).


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Après il faudra bien évidemment attendre la Super NES, pour voir se démocratiser le jeu multi-joueurs de qualité, ne serait-ce qu'avec le jeu de lancement à savoir Street Fighter 2, Shoryuken, Hadoken, allaient bon train, puis viendra Super Mario Kart, SUPER MARIO KART !! Ces deux derniers jeux sont des exemples types de jeu que tu peux ressortir 15 ans après, lors d'une soirée entre potes et auxquels tu prends encore un pied monstre. En même temps, les éditeurs n'y s'y sont pas trompés quand on voit les licences qui perdurent à travers les décennies...

Par la suite, Nintendo, avec sa Nintendo 64 révolutionne le genre en intégrant d'office dans la console 4 ports manette, qui permet ainsi à... à...c'est simple réfléchissez un peu... à.... OUI ! 4 JOUEURS de jouer simultanément, mais surtout sans adaptateur ou autre support galère (et je pense très fort aux Playstation 1 et 2). Et c'est sans doute sur cette console que j'ai joué le plus à des parties en groupe, vautrés sur le canapé des parents absents, Mario Kart 64 (jeu auquel je défie qui le veut) et celui qui valut les pires crises de nerfs et de mauvaise foi à savoir GoldenEye (j'y suis très mauvais, donc je ne dirais rien) et... bah bizarrement ma mémoire ne retient principalement que ces 2 là, je me rappelle bien quelques 1080° Snowboarding, mais vaguement...

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Puis vient, en tout cas pour ma part le début de la fin, je délaissais console, et me mis plus intensément aux jeux PC, Internet faisant ses premiers pas, je commençais tout doucement à me glisser vers l'ère du Multi-joueurs Online comme on dit. Avec surtout un jeu, qui est... tataaaa... Age Of Kings aka Age of Empire II, les rushs d'archers, de cavaliers, H-C-C-C-C, comme un bœuf... bref, on s'amusait bien grâce à nos Modems 56K, confortablement assis chacun chez soi. Enfin quand ça marchait, parce que bon, on en était encore aux balbutiements d'internet, donc il n'était pas rare de subir coupures, lags intensifs etc, il fallait quand même batailler pour réussir à tenir une partie entière.

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Mais voilà. Faites attention à ce que je viens de dire. "Chacun chez soi". Et bah oui, parce qu'à mon avis c'est ce qui fit le grand dam de ces dernières années, on s'amuse derrière nos écrans, mais plus sur nos canapés à l'ancienne, finis les coups de coude, les déconcentrations, les gens qui passent devant l'écran en plein virage, les canapés qui soudent au cul (Ahah)... on envoie des smileys, et des abréviations à tout-va. Alors ouais c'est une révolution de pouvoir jouer avec un coréen lambda qui va te coller 2 Perfect en 15 secondes à Street Fighter IV, mais y a quand même plus de fun à se voir suer l'un l'autre et mouliner comme des 360° comme des jambons.


Après faut trier les faits, des jeux sont sortis pour le Online (WoW et MORPEUGH divers) et d'autres jeux sont sortis pour le casual Multi-joueurs at home (à peu près tout ce que vous pourrez trouver sur Wii), mais dans un cas comme dans l'autre, on a un perdu l'aspect challenge, c'est à dire que sur Super NES ou N64, tu pouvais t'exercer tout seul comme un damné, le jeu avait aussi de l'intérêt, et justement tu progressais de ton côté en jubilant de pouvoir mettre une rouste à la prochaine confrontation d'avec ton voisin/cousin/pote/inconnu/renard (biffer la mention inutile).
Alors qu'actuellement, tu regardes le catalogue Wii, et ben soit t'achètes un jeu exprès pour le multi, soit pour ta pomme, et dans le cas du Multi, bonjour l'angoisse du mode solo. Les autres consoles en prennent aussi pour leur grade, quand tu vois certains jeux qui camouflent la pauvre durée de vie de leur campagne solo par un soi-disant mode en ligne, ben des fois c'est bien décevant. Il faudra un jour qu'ils comprennent que tout le monde n'a pas forcément l'envie de jouer via internet dès qu'il achète un jeu, et qu'intégrer un bon multi en local augure une bonne durée de vie à un titre. C'est toujours sympa de ressortir une cartouche ou un CD, de brancher les 2 manettes et de raviver les souvenirs.


Bon, je suis quand même bien médisant, parce que non seulement je vais subir le courroux de la communauté de joueurs de FPS, mais en plus je dois avouer que se faire un petit Street Fighter IV avec mon pote JiPix, ou se prendre une raclée à Rock Band par le Concombre, malgré la distance qui nous sépare, c'est quand même bien coolos, on aurait rêvé de ça gamin, alors faut pas cracher dans la soupe non plus.


Et puis si vous n'avez ni console, ni amis connectés, et  que vous souhaitez quand même jouer en ligne, à divers jeux de casino par exemple, pour faire comme les autres et bien, sachez jeunes gens, qu'il existe des tas de sites sympas, pour lesquels vous n'avez ni à payer, ni à recruter d'éventuels amis. Si, si, je vous assure, et moi dans mon infini bonté et mansuétude qui me caractérise, je vous donne accès à tout ce rêve, d'un simple clic, et ouais, je suis trop bon (non, non ne me remerciez pas, on pourra s'arranger plus tard). Vos yeux brillaient en voyant les longs doigts de Sharon Stone se démener dans Casino, et bien désormais jouez à la roulette en ligne, et à plein d'autres choses sympathiques, gratuitement et simplement.

Alors vous voyez bien que ça a du bon finalement le multi-joueurs sur internet, tout le monde y trouve son compte. Sauf les CETMAistes comme moi (Association en faveur du "C' EtaiT Mieux Avant").



Ps : Ah ouais et si vous voulez, malgré tout, venir me défier à un quelconque jeu, sur xBox, demandez Fouguy, et sur PS3, Petrif. On sait jamais, des fois que.

Pps : Ouais par contre, mon abonnement au live est échu, alors vous affolez pas non plus, bande de vengeurs masqués.

01 octobre 2010

Alors que la fin du mois approchait dangereusement et que, murphyquement, le montant de mon compte était proportionnellement inverse à celui des jours dans le mois, je craquais comme un slip usé sur Guitar Hero : Warriors of Rock (aka Guitar Hero 6, et ici, pour simplifier GHWR).

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Attention cet article est teinté de quelque reflet concombresque, je préviens d'avance. Mon parcours guitarheroïstique commence chez un collègue au cours d'un obscur hiver 2007 il me semble. Sans grande conviction je débarque pour essayer ce jeu dont j'entends parler depuis quelques temps, bourré d' apriori du type "ils feraient mieux d'apprendre la vraie guitare ces cons là, au lieu de faire mumuse avec leur jouet en plastique ach ach ach" et compagnie.

Les premières minutes sont compliquées, difficile de trouver le tempo, de synchroniser main droite et main gauche (et pourtant je pratiquais la VRAIE guitare depuis perpèt, ce qui frustre un bon coup'), je me sens mauvais et honteux, mais une sorte de volonté malsaine m'oblige à insister jusqu'à commencer à y prendre un peu de plaisir. Mais juste un peu hein.

C'est un peu plus tard, dans ce même hiver, qu'un samedi, je retournais chez le dit collègue pour prendre ma revanche vis à vis de ce satané jeu et commencer à le dompter. Guitar Hero III tourna ainsi toute l'après-midi et une bonne partie de la soirée, me permettant de progresser fièrement et de devenir, doucement mais surement, accroc. Graa !

N'ayant à l'époque pas de consoles dites Next-Gen, je bavais dans mon coin tel le Blob privé de ses cachetons colorés. Chez mon pote Olly, je me délectais de Rock Band qui, doté non seulement d'une set-list magistrale, outre-passait le simple jeu de guitare, en rajoutant batterie et micro, Graaaa !

C'est l'année suivante, 2008, que, muni désormais d'une XBox360 flambante d'occaze, je jetais nonchalamment quelques euros au visage de mon revendeur préféré pour me procurer le Pack Complet Guitar Hero World Tour, à moi la sauvagerie des Drums, et les Vocals désastreux.
Très décrié de par sa set-lit plus "commercial", plus pop, et moins bourrin, il n'en demeure pas moins que le nombre d'heures que j'ai passé à finir le mode carrière en batterie et guitare, niveau Expert, est à faire pâlir, c'est deux à trois fois plus qu'aucun des meilleurs RPG auxquels j'ai pu jouer. (et Lucie peut confirmer...hum, la pauvre)

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Par la suite, je me procurais Guitar Hero : Metallica, Guitar Hero II, Guitar Hero III, ce dernier ayant cette dimension particulière qu'ont les premier opus empreints de nostalgie, et depuis une semaine Guitar Hero : Warriors of Rock :

 


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Oublié le côté simulation de concerts concrets dans des pubs enfumés devant un public enjoué et un roadie véreux, le nouveau Guitar Hero se veut... heu héroico-fantastique, en gros vous devez libérer le Demi-Dieu du Rock de l'emprise de la Bête, et pour cela il vous faudra former une équipe de rockeurs velus et courageux, lesquels grâce à leurs pouvoirs et aux morceaux joués deviendront dignes de participer à la quête. Ah ouais juste pour signaler, dans la version anglophone la narration est assurée par Gene Simmons de KISS !!! ... sauf que nous en France on se tape Philippe Manœuvre et son ton d'huître asthmatique sous Doliprane.

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Pour une fois qu'on a un semblant de scénario un poil intéressant dans un Guitar Hero, on va pas se plaindre, même si c'est très très secondaire.  Je pensais qu'il y auraient des duels à la GHIII ou même GHWT, l'histoire s'y prêtait bien, mais même pas... rien... juste débloquer des persos en jouant la set-list qui leur correspond, c'est bien léger.

Ca, c'est pour le mode Quête (ce qui correspondait aux anciens modes Carrière), sinon pour le mode Partie rapide, il existe 13 challenges par morceaux (séries de notes, jeu en allers-retours, nombre d'étoiles etc.) qui rallongent considérablement la durée de vie pour qui aime explorer chaque recoin de chaque morceau afin d'en tirer la moëlle substantielle (miam), vous êtes un acharné, vous.


Concernant la set-list, c'est velu, c'est TRES velu. On est clairement plus proche d'un Guitar Hero III que des deux derniers épisodes, à part quelques écarts (Linkin Park, Nickelback) on a affaire à du gros rock, tantôt Old-School (Lynyrd Skynyrd, KISS, Rolling Stones), tantôt moderne (Muse, Atreyu), et une bonne tartine de morceaux costauds (Dragonforce, Steve Vaï, Megadeth), ce qui manquait un peu. Autant dire que le jeu se veut moins grand public et que le jeu en groupe risque d'être réservé aux initiés et amateurs du genre, et je pense qu'aux vues de la setl-ist de Rock Band 3, Guitar Hero va peut être tendre à se distinguer sur ce genre de contenu. Par contre, toujours quelques incompréhensions dans le choix de certains morceaux, Uprising de Muse...mhhh oui, comment dire, elle est où la partie guitare là, Ok, ça attirera le péquin moyen parce que ça passe à la radio mais bon, et sinon Paranoïd repris par Metallica + Ozzy... sur le papier ça paraît bien, et au final c'est une CATASTROPHE ! Le son est plus que crade, et Ozzy est faux la plupart du temps, ça la fout mal pour une partie chant souvent exigente. Quelques erreurs de casting donc, mais dans l'ensemble c'est assez cohérent et intéressant.

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Sinon, le gameplay reste sensiblement le même, l'utilisation des pouvoirs des différents personnages amènent un petit plus sympathique mais pas transcendant, le fait de combiner tous les pouvoirs offrent des possibilités curieuses, en effet votre multiplicateur maximum pourra atteindre 36 (contre 8 habituellement dans la série Guitar Hero), et il ne sera pas rare que le Star Power reste activé durant l'intégralité du morceau, du fait que vous cumuliez les capacités de vos persos, c'est assez jouissif d'engranger les étoiles (qui mixent à la fois le système de points et d'étoiles des précédents opus) mais au final ceci facilite peut-être un peu trop la tâche.
J'appréhendais grandement la nouvelle guitare, que je trouvais fort vilaine et d'un esthétisme douteux, mais au final, c'est la bonne surprise, légère, pratique, la course du médiator est plus courte qu'avant ce qui facilite l'aller-retour, la barre de Star Power reste à porter de poignet, rien à redire.


Voilà, la sortie d'un Guitar Hero entier reste toujours un évènement, tellement il est attendu au tournant par tous les amateurs du genre, et la plupart du temps, il déçoit, de par sa set-list, de par son absence d'originalité, etc, mais c'est normal c'est un Guitar Hero, c'est comme demander à ACDC de jouer autre chose que LA-RE-SOL sur leur prochain album, au final on prend son pied quand même. Enfin pour ma part, je dois dire qu'il est quand même gravement addictif de par le choix des morceaux et des diverses missions à accomplir, et ça c'est le pied (en même temps comme dirait Brassens, je suis bon public, bon public...).


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Ps : Sinon, pour le débat, ça me fera toujours rire les guitaristes purs et durs qui restent obtus sur les concepts de Guitar Hero et Rock Band, ce sont des JEUX, évidemment qu'on n'apprend pas la guitare avec ce type de jeu, c'est incomparable, on n'apprend pas non plus la médecine avec Trauma Center et encore moins les secrets du Barreau avec Phoenix Wright, non mais.

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