Il est des mélodies frustrantes.
Ouaip. Celle qui vient est un habile mélange de joie nostalgique et de frustration profonde.
L'objet du délit, c'est ça :
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Ouaip. Celle qui vient est un habile mélange de joie nostalgique et de frustration profonde.
L'objet du délit, c'est ça :
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Tous les dimanches soirs pendant presque 20 ans, TF1, la diabolique, proposait ses 2 films, tentations bien compréhensibles pour l'enfant plein de curiosité. Dès que le générique de Ciné Dimanche retentissait, on se pelotonnait sous la couette (en tout bien tout honneur, non mais je sais pas ça sonnait bizarre dans votre esprit pervers), bien préparé pour l'ultime soir du week-end avant de reprendre une nouvelle semaine pleine de cours zet de cour.
La caméra, les néons, les extraits des films sur fond de pellicule vieillotte, tous les détails oubliés ressurgissent du passé pour vous propulser devant la télé des parents, un écran cathodique de 52 cm aux formes généreuses surplombant un magnétoscope en plastique noir et massif, la VHS mode longue durée débordant de sa gueule béante.
Ô joie, 20h45, l'heure du premier film !

MAIS. Et oui, comme dans toutes les bonnes histoires (enfin les histoires correctes, 'fin passable quoi, bref des histoires quoi), il y a toujours un MAIS. Le même générique retentissant une heure et demi plus tard n'avait plus du tout la même saveur. Au revoir, caméra charmeuse, néons aguicheurs, place à la frustration. Le même générique séparant de manière tellement distincte, la première partie de soirée de la seconde, il n'en avait pas fallu plus pour que des milliers de parents de toute sorte fassent de ce générique merveilleux, la frontière infranchissable entre le second film et "l'heure d'aller se coucher pour être en forme demain à l'école/collège/fac de droit"
Venait alors l'âpre moment des négociations, "juste le début, pour voir", "je commence plus tard demain", "j'ai fini mon mou de veau", "ta mère suce des huttes en Enfer" sont autant d'arguments que l'on plaçait vainement dans l'espoir de gruger l'autorité parentale et grapiller de précieuses minutes de film. (à noter que le dernier argument donné en exemple, n'a apparemment jamais eu gain de cause, bien au contraire, curieux...)
Voilà , aujourd'hui on se tope un peu tout et n'importe quoi, tantôt un film, tantôt des épisodes random des Experts, où est la frontière hein, je vous le demande, en rajoutant 14 pages de publicité, en morcelant les programmes, en otant les repères de la bouche des enfants, c'est comme ça qu'on créé une génération de Justin "Bridou" Bieber. Moi je vous le dis, le peuple a besoin de choses claires et précises, des séparations nettes et distinctes, des murs, de hauts murs en brique solide et barbelé qui luisent haut dans le ciel de l'EST et qui...
...pardon je m'emporte, non mais bon, on nous promettait 2 films sinon Rien, et bah maintenant c'est Rien.















































Oui en 1990 j'avais 1 an et je ne regardais certainement pas TF1, oui.
N'empêche avant je regardais la télé et maintenant plus du tout. Ça veut bien dire ce que ça veut dire !!
(Ah, on me dit dans l'oreillette que j'ai fait l'acquisition d'un ordinateur entre temps...)