"Je voudrais m'exc, je voudrais m'excuser au, je voudrais m'excuser aup auprès des gens, je, je voudrais dire un truc que, qu'on est à la télé, la télé et.
Je veux arriver à parler, je vais arriver à dire deux mots. Heu. Je sa, je savais que vous alliez me faire des surprises mais heu, d'abord les partoches, j'les avais planquées. Et je sais, je savais, je sais même pas comment Félix il a trouvé les partoches et..
Et je vais vous dire pourquoi j'ai planqué les partoches, parce que j'ai, je suis pas un musicien, je, j'ai mis 15 ans à écrire cet opéra.
A côté de ça, j'ai fait des chansons, j'ai écrit des trucs, et j'ai fait des, j'ai fait des, comme un pommier fait des pommes, j'ai fait des chansons et pis, et pis, on m'a pas laissé, on m'a fait des fausses promesses, on m'a, on m'a, on, on m'a pas donné un théâtre pour monter mon opéra et ma musique on me l'a balancé dans la gueule et, et du coup j'ai plus eu envie que personne, mais un jour quand Jean-Felix a eu 20 ans, je lui ai offert une baguette, et je lui ai dit un jour tu dirigeras mon opéra et, il a dirigé un morceau, et, et puis y a un autre truc à dire, y a un autre truc à dire, parce que derrière les théâtres, derrière les théâtres, on, on paye des impôts, on paye des trucs, et derrière les théâtres, y a des gens qui dirigent des théâtres, les opéras tout ça, avec le pognon de tous les gens qui travaillent en France et c'est des ronds de cuir comme les a décrit Courteline et y a un truc qui est sûr, que moi cette musique j'l'ai écrite, note après note, je l'ai écrite jusqu'à la partition du triangle, j'ai tout écrit, et tous ces ronds de cuir qui sont derrière leurs opéras, où elle est la caméra ? où elle est la caméra ? Voila ! Tous les ronds de cuir, TOUS !, vous ronds de cuir qui êtes derrière vos opéras, derrière vos bureaux à dépenser le fric des gens, voilà y a pas que moi, y a plein de jeunes compositeurs comme moi, qui sont pas morts, qui sont vivants et qu'ont besoin d'endroits pour qu'on joue leur musique et VOUS ! Vous êtes même pas capable de la lire et eux ils l'ont écrite, alors... les empêcher plus, les empêcher plus de jouer leur musique."
Je veux arriver à parler, je vais arriver à dire deux mots. Heu. Je sa, je savais que vous alliez me faire des surprises mais heu, d'abord les partoches, j'les avais planquées. Et je sais, je savais, je sais même pas comment Félix il a trouvé les partoches et..
Et je vais vous dire pourquoi j'ai planqué les partoches, parce que j'ai, je suis pas un musicien, je, j'ai mis 15 ans à écrire cet opéra.
A côté de ça, j'ai fait des chansons, j'ai écrit des trucs, et j'ai fait des, j'ai fait des, comme un pommier fait des pommes, j'ai fait des chansons et pis, et pis, on m'a pas laissé, on m'a fait des fausses promesses, on m'a, on m'a, on, on m'a pas donné un théâtre pour monter mon opéra et ma musique on me l'a balancé dans la gueule et, et du coup j'ai plus eu envie que personne, mais un jour quand Jean-Felix a eu 20 ans, je lui ai offert une baguette, et je lui ai dit un jour tu dirigeras mon opéra et, il a dirigé un morceau, et, et puis y a un autre truc à dire, y a un autre truc à dire, parce que derrière les théâtres, derrière les théâtres, on, on paye des impôts, on paye des trucs, et derrière les théâtres, y a des gens qui dirigent des théâtres, les opéras tout ça, avec le pognon de tous les gens qui travaillent en France et c'est des ronds de cuir comme les a décrit Courteline et y a un truc qui est sûr, que moi cette musique j'l'ai écrite, note après note, je l'ai écrite jusqu'à la partition du triangle, j'ai tout écrit, et tous ces ronds de cuir qui sont derrière leurs opéras, où elle est la caméra ? où elle est la caméra ? Voila ! Tous les ronds de cuir, TOUS !, vous ronds de cuir qui êtes derrière vos opéras, derrière vos bureaux à dépenser le fric des gens, voilà y a pas que moi, y a plein de jeunes compositeurs comme moi, qui sont pas morts, qui sont vivants et qu'ont besoin d'endroits pour qu'on joue leur musique et VOUS ! Vous êtes même pas capable de la lire et eux ils l'ont écrite, alors... les empêcher plus, les empêcher plus de jouer leur musique."















































Quelques paroles choisies :
"Moi, Atlas, le titan, je les ai délivrés.
Le géant que le dieu du temps à sa colère a livré.
Moi le fils de Japet, j'ai découvert la paix,
mon mal a disparu quand tu m'est apparue
et les voutes du ciel dans un vent démentiel
m'ont fait un manteau de rêve,
manteau de vent qui m'enlève
à ce monde de malheurs,
cet oiseau de proie qui me bouffe le coeur. "
"Dans cet hôtel je passe purgatoire tranquille
Couché dans la réception
Comme échoué sur une île
Seul, sans lumière
Sans toi mes draps de lit
Sont des tapis de poussière
Hamlet cherche ophélie
Mes yeux pleurent des rivières
Mots d'amour d'éphémère
Changement de cavalière"
"Ne me laisse plus tout seul
A la porte de toi
Comme un jardin sans fleur
Comme un n’importe quoi
Ne me laisse plus dehors
A la marge de tout
Me frotter sur ton corps
A ce corps qui s’en fout
Caresses amputées du rayon de leur main
Ces baisers fatigués de rester sur leur faim
Cet éclair sans le tien
Du regard sans chemin
J’ai le désir le désir le désir
Ne le laisse pas me détruire, me détruire le désir
Toutes ces îles veuves où les monts font la moue
Flaques d’âmes qui pleuvent en pavé dans la boue "
Et la meilleure :
"Quand elle se regarde dans la glace
Y a son sang qui se glace
Elle est trop grosse pour les copains
Malgré le régime sans pain
Elle a les cheveux trop gras
Et trop de duvet sur les bras
Elle se croit moche, elle se croit cloche
Elle trouve ses yeux pas assez bleus
Elle en veut au bon Dieu "