Alors que la fin du mois approchait dangereusement et que, murphyquement, le montant de mon compte était proportionnellement inverse à celui des jours dans le mois, je craquais comme un slip usé sur Guitar Hero : Warriors of Rock (aka Guitar Hero 6, et ici, pour simplifier GHWR).

Attention cet article est teinté de quelque reflet concombresque, je préviens d'avance. Mon parcours guitarheroïstique commence chez un collègue au cours d'un obscur hiver 2007 il me semble. Sans grande conviction je débarque pour essayer ce jeu dont j'entends parler depuis quelques temps, bourré d' apriori du type "ils feraient mieux d'apprendre la vraie guitare ces cons là , au lieu de faire mumuse avec leur jouet en plastique ach ach ach" et compagnie.
Les premières minutes sont compliquées, difficile de trouver le tempo, de synchroniser main droite et main gauche (et pourtant je pratiquais la VRAIE guitare depuis perpèt, ce qui frustre un bon coup'), je me sens mauvais et honteux, mais une sorte de volonté malsaine m'oblige à insister jusqu'à commencer à y prendre un peu de plaisir. Mais juste un peu hein.
C'est un peu plus tard, dans ce même hiver, qu'un samedi, je retournais chez le dit collègue pour prendre ma revanche vis à vis de ce satané jeu et commencer à le dompter. Guitar Hero III tourna ainsi toute l'après-midi et une bonne partie de la soirée, me permettant de progresser fièrement et de devenir, doucement mais surement, accroc. Graa !
N'ayant à l'époque pas de consoles dites Next-Gen, je bavais dans mon coin tel le Blob privé de ses cachetons colorés. Chez mon pote Olly, je me délectais de Rock Band qui, doté non seulement d'une set-list magistrale, outre-passait le simple jeu de guitare, en rajoutant batterie et micro, Graaaa !
C'est l'année suivante, 2008, que, muni désormais d'une XBox360 flambante d'occaze, je jetais nonchalamment quelques euros au visage de mon revendeur préféré pour me procurer le Pack Complet Guitar Hero World Tour, à moi la sauvagerie des Drums, et les Vocals désastreux.
Très décrié de par sa set-lit plus "commercial", plus pop, et moins bourrin, il n'en demeure pas moins que le nombre d'heures que j'ai passé à finir le mode carrière en batterie et guitare, niveau Expert, est à faire pâlir, c'est deux à trois fois plus qu'aucun des meilleurs RPG auxquels j'ai pu jouer. (et Lucie peut confirmer...hum, la pauvre)

Par la suite, je me procurais Guitar Hero : Metallica, Guitar Hero II, Guitar Hero III, ce dernier ayant cette dimension particulière qu'ont les premier opus empreints de nostalgie, et depuis une semaine Guitar Hero : Warriors of Rock :
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Attention cet article est teinté de quelque reflet concombresque, je préviens d'avance. Mon parcours guitarheroïstique commence chez un collègue au cours d'un obscur hiver 2007 il me semble. Sans grande conviction je débarque pour essayer ce jeu dont j'entends parler depuis quelques temps, bourré d' apriori du type "ils feraient mieux d'apprendre la vraie guitare ces cons là , au lieu de faire mumuse avec leur jouet en plastique ach ach ach" et compagnie.
Les premières minutes sont compliquées, difficile de trouver le tempo, de synchroniser main droite et main gauche (et pourtant je pratiquais la VRAIE guitare depuis perpèt, ce qui frustre un bon coup'), je me sens mauvais et honteux, mais une sorte de volonté malsaine m'oblige à insister jusqu'à commencer à y prendre un peu de plaisir. Mais juste un peu hein.
C'est un peu plus tard, dans ce même hiver, qu'un samedi, je retournais chez le dit collègue pour prendre ma revanche vis à vis de ce satané jeu et commencer à le dompter. Guitar Hero III tourna ainsi toute l'après-midi et une bonne partie de la soirée, me permettant de progresser fièrement et de devenir, doucement mais surement, accroc. Graa !
N'ayant à l'époque pas de consoles dites Next-Gen, je bavais dans mon coin tel le Blob privé de ses cachetons colorés. Chez mon pote Olly, je me délectais de Rock Band qui, doté non seulement d'une set-list magistrale, outre-passait le simple jeu de guitare, en rajoutant batterie et micro, Graaaa !
C'est l'année suivante, 2008, que, muni désormais d'une XBox360 flambante d'occaze, je jetais nonchalamment quelques euros au visage de mon revendeur préféré pour me procurer le Pack Complet Guitar Hero World Tour, à moi la sauvagerie des Drums, et les Vocals désastreux.
Très décrié de par sa set-lit plus "commercial", plus pop, et moins bourrin, il n'en demeure pas moins que le nombre d'heures que j'ai passé à finir le mode carrière en batterie et guitare, niveau Expert, est à faire pâlir, c'est deux à trois fois plus qu'aucun des meilleurs RPG auxquels j'ai pu jouer. (et Lucie peut confirmer...hum, la pauvre)

Par la suite, je me procurais Guitar Hero : Metallica, Guitar Hero II, Guitar Hero III, ce dernier ayant cette dimension particulière qu'ont les premier opus empreints de nostalgie, et depuis une semaine Guitar Hero : Warriors of Rock :
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Oublié le côté simulation de concerts concrets dans des pubs enfumés devant un public enjoué et un roadie véreux, le nouveau Guitar Hero se veut... heu héroico-fantastique, en gros vous devez libérer le Demi-Dieu du Rock de l'emprise de la Bête, et pour cela il vous faudra former une équipe de rockeurs velus et courageux, lesquels grâce à leurs pouvoirs et aux morceaux joués deviendront dignes de participer à la quête. Ah ouais juste pour signaler, dans la version anglophone la narration est assurée par Gene Simmons de KISS !!! ... sauf que nous en France on se tape Philippe Manœuvre et son ton d'huître asthmatique sous Doliprane.

Pour une fois qu'on a un semblant de scénario un poil intéressant dans un Guitar Hero, on va pas se plaindre, même si c'est très très secondaire. Je pensais qu'il y auraient des duels à la GHIII ou même GHWT, l'histoire s'y prêtait bien, mais même pas... rien... juste débloquer des persos en jouant la set-list qui leur correspond, c'est bien léger.
Ca, c'est pour le mode Quête (ce qui correspondait aux anciens modes Carrière), sinon pour le mode Partie rapide, il existe 13 challenges par morceaux (séries de notes, jeu en allers-retours, nombre d'étoiles etc.) qui rallongent considérablement la durée de vie pour qui aime explorer chaque recoin de chaque morceau afin d'en tirer la moëlle substantielle (miam), vous êtes un acharné, vous.
Concernant la set-list, c'est velu, c'est TRES velu. On est clairement plus proche d'un Guitar Hero III que des deux derniers épisodes, à part quelques écarts (Linkin Park, Nickelback) on a affaire à du gros rock, tantôt Old-School (Lynyrd Skynyrd, KISS, Rolling Stones), tantôt moderne (Muse, Atreyu), et une bonne tartine de morceaux costauds (Dragonforce, Steve Vaï, Megadeth), ce qui manquait un peu. Autant dire que le jeu se veut moins grand public et que le jeu en groupe risque d'être réservé aux initiés et amateurs du genre, et je pense qu'aux vues de la setl-ist de Rock Band 3, Guitar Hero va peut être tendre à se distinguer sur ce genre de contenu. Par contre, toujours quelques incompréhensions dans le choix de certains morceaux, Uprising de Muse...mhhh oui, comment dire, elle est où la partie guitare là , Ok, ça attirera le péquin moyen parce que ça passe à la radio mais bon, et sinon Paranoïd repris par Metallica + Ozzy... sur le papier ça paraît bien, et au final c'est une CATASTROPHE ! Le son est plus que crade, et Ozzy est faux la plupart du temps, ça la fout mal pour une partie chant souvent exigente. Quelques erreurs de casting donc, mais dans l'ensemble c'est assez cohérent et intéressant.

Sinon, le gameplay reste sensiblement le même, l'utilisation des pouvoirs des différents personnages amènent un petit plus sympathique mais pas transcendant, le fait de combiner tous les pouvoirs offrent des possibilités curieuses, en effet votre multiplicateur maximum pourra atteindre 36 (contre 8 habituellement dans la série Guitar Hero), et il ne sera pas rare que le Star Power reste activé durant l'intégralité du morceau, du fait que vous cumuliez les capacités de vos persos, c'est assez jouissif d'engranger les étoiles (qui mixent à la fois le système de points et d'étoiles des précédents opus) mais au final ceci facilite peut-être un peu trop la tâche.
J'appréhendais grandement la nouvelle guitare, que je trouvais fort vilaine et d'un esthétisme douteux, mais au final, c'est la bonne surprise, légère, pratique, la course du médiator est plus courte qu'avant ce qui facilite l'aller-retour, la barre de Star Power reste à porter de poignet, rien à redire.
Voilà , la sortie d'un Guitar Hero entier reste toujours un évènement, tellement il est attendu au tournant par tous les amateurs du genre, et la plupart du temps, il déçoit, de par sa set-list, de par son absence d'originalité, etc, mais c'est normal c'est un Guitar Hero, c'est comme demander à ACDC de jouer autre chose que LA-RE-SOL sur leur prochain album, au final on prend son pied quand même. Enfin pour ma part, je dois dire qu'il est quand même gravement addictif de par le choix des morceaux et des diverses missions à accomplir, et ça c'est le pied (en même temps comme dirait Brassens, je suis bon public, bon public...).

Ps : Sinon, pour le débat, ça me fera toujours rire les guitaristes purs et durs qui restent obtus sur les concepts de Guitar Hero et Rock Band, ce sont des JEUX, évidemment qu'on n'apprend pas la guitare avec ce type de jeu, c'est incomparable, on n'apprend pas non plus la médecine avec Trauma Center et encore moins les secrets du Barreau avec Phoenix Wright, non mais.















































Vivement Rock Band 3 avec le clavitar !