Bon, faut que je vous parle d'un truc qui à la fois m'effraye et me fait rire, je ne m'en cache pas.
Tout a commencé dans un article de cette
demoiselle, dans lequel se trouvait un lien vers un site portant le doux nom de
Webnavets.net, site ayant l'objectif douloureux et salvateur de répertorier les pages du net les plus... laides/kitsch/ringardes/épileptiques que l'on puisse trouver, autant dire qu'il y a de quoi faire. Forcément, me faisant happer par cette force obscure et cette curiosité malsaine qui me caractérise, je me retrouvais atterré (
et mort de rire, j'avoue), tombant de
Charybde en
Sylla aux grés des liens et des tops, maudissant certaines associations maladroites tant sur le fond que sur la forme.

Â
Bref, je m'en payais une bonne tranche quoiqu'on en dise. QUAND. SOUDAIN. J'arrive
là -dessus, ne cliquez pas sur
Entrer je vous en supplie... ah bon trop tard, tant pis pour vous. Oui, il s'agit d'un jeune joueur de flûte de Pan. PAN t'es mort, ahah. Et le fonds de commerce de ce jeune homme, c'est la reprise de musiques célèbres au flûtiau del pano, et c'est large, TRES large, sachant que cela va de L'Envie d'aimer à Wind of Change de Scorpions en passant par la Soupe Aux Choux (
oui j'avais dit TREEEEEEEES large §§§).
Alors, bon, c'est un instrument noble que je respecte fortement, moi aussi en 1991, comme la moitié des français, j'ai acheté l'album
OCARINA, de Diego Modena et Jean-Philippe Audin, et j'aimais bien même. J'étais jeune et insouciant. Mais dans ce cas précis, l'usage de la flûte de Pan donne un côté... comment dire... ringard à la chose. Ha, c'est cruel, mais bon, laissons à Surfin' USA ou Let it be, ses guitares festives et ses voix pleines d'insouciance. Non mais c'est vrai quoi, la flûte de Pan c'est bon pour te la péter dans la Cordillère des Andes ou pour l'extraordinaire B.O de
Lost Odyssey, pour donner un peu d'exotisme et d'hostilité à des territoires encore vierges que nous visitons machette au poing, mais pas pour jouer Belle, Belle, Belle ou la bite à Dudulle, que diable !
Enfin bref, à noter aussi, un truc que j'ai trouvé fort drôle, il s'agit des pochettes d'albums, non pas que celles-ci réhaussent le niveau de kitch atteint par les reprises, bien au contraire, non, cela concerne les titres. Plus je les regardais plus ça me turlupinait. Et en me concentrant, je me suis rendu compte que les titres des albums n'allaient pas du tout avec les pochettes correspondantes, regardez plutôt :
Il y a 4 titres d'album : Le berger solitaire - L'envie d'aimer - Waitin' on a sunny day et Dans le vent. Et voici ci-dessous, la logique avec laquelle les albums auraient dû être nommés :
Le berger avec les montagnes, le vent avec l'oiseau, le soleil avec les îles et l'arc en ciel, l'envie d'aimer avec les joues rouges et fermes qui semblent dire "
il est pas mauvais ce petit blanc, remets m'en un ballon". Voilà , là c'est propre, carré, logique et clair.
Le pire c'est quand même le berger solitaire devant un coucher de soleil sur la mer avec la mouette, c'est quand même bien loin de l'image que l'on se fait de ce brave pâtre sifflant et errant dans les collines verdoyantes, compagnon canin, canne à la main, 'fin moi j'en sais rien, je véhicule peut-être un énorme cliché sur les bergers et je m'en excuse auparavant auprès de la population bergère qui lit ce blog.
Enfin voilà , écoutez tout ça, dites moi ce que vous en pensez si vous êtes encore en état de penser. Et sinon dites-vous qu'il y a toujours pire que vous, il est 23h30... et tout va bien.