Quand on a 9 ans et qu'on finit empalé sur un pieu acéré au fond d'un trou, il y a de quoi être frustré.
Surtout que ça résultait d'un mauvais lancer de dé, et que j'ai choisi le sentier sinueux de gauche plutôt que l'allée pavée et claire de droite... donc bon heureusement, j'avais gardé le doigt sur la page précédente.
Bah ouais quand tu te tapes un livre dont vous êtes le héros (en tout bien tout honneur), ben tu vas quand même pas respecter les règles et refermer le bouquin dès que tu meurs, utain c'est pas drôle ça.
C'est comme dans la Couronne des Rois, ou si tu as le malheur d'utiliser cette utain de flûte tu remontes le temps et te retrouve en page 1, comme si j'avais que ça à faire de me retaper une aventure que 1/ je connais et que 2/ le 2 ... non mais ho! con de flûtiau ensorcelé!

N'empêche au quotidien, si on pouvait garder un doigt sur la page précédente, avant de faire un choix, ça pourrait valoir le coup:
- Avant d'accepter une proposition de boulot et voir que vous allez vous faire exploiter jusqu'à la fin des temps par un patron pervers et démoniaque, ça pourrait sauver des carrières de revenir avant la signature cruciale du-dit contrat.
- Ou bien, à chaque déclaration enflammée, avant de subir le vent violent que vous craigniez, revenez à la page précédente, celle sur laquelle vous hésitiez à dévoiler vos sentiments.
Le voilà le meilleur moyen pour arriver à ses fins, sans frayeur, sans surprise, sans espoir... garder toujours un doigt sur la page précédente...au cas où.














































