Chapitre I - Ted le lombric, le
commencement.
Ted le lombric avait déjà trois ans, quand il prit l'initiative d'explorer le vaste monde. Ces terres verdâtres et ces marécages, eaux folles Ô combien dangereuses, il suffisait! Trainer son chaste ventre dans une herbe bien trop humide l'irritait. Aujourd'hui, après moultes et mûres réflexions, il allait vivre.
Il rêvait de sols plus fermes, de terres argentées, de briques rouges sang. Sang. Le Sang. Ce sang qui, dans la vie de Ted, avait toujours tenu une place (trop) importante. Car, notre ami le lombric avait un effroyable secret. Il aimait le sang. Sentir cette matière tiède et visqueuse couler le long de sa mâchoire encore endolorie par l'effort. (Pour)chasser, (r)attraper, mordre, arracher pour s'abreuver du précieux liquide nécessitait une force surhumaine. Mais Ted était bon à ce jeu et tuer ne le dérangeait pas outre mesure. Il pouvait compter sur sa taille, beaucoup était plus chétif, mais lui avait eu la chance de grandir dans des quartiers prospères. Dans ces marais, dansaient discrètement sur les flaques, les corps inanimés de ses victimes; moustiques repus, purs et tendres vers divers, laissés à la vue et l'indifférence de tous. Cela ne lui manquerait pas, il s'était lassé de ces trépidantes poursuites de creux en feuilles, de feuilles en branches, de branches en flaques, des proies devenues trop faciles, trop souvent vidées de leur sève noirâtre. Gagner de nouveaux espaces, en faire de nouveaux terrains de chasse, savourer chaque nouvelle espèce qu'il consommerait ou simplement étêterait, au fond du trou, il y pensait et ça le ravissait.
Demain il partirait.
Il ne prendrait pas de bagages, ça l'encombrerait.
Il s'endormait pour la dernière fois dans cette terre humide qu'il avait fini par abhorrer.

Ps : Tout ceci est inspiré d'une histoire vraie.
Ted le lombric avait déjà trois ans, quand il prit l'initiative d'explorer le vaste monde. Ces terres verdâtres et ces marécages, eaux folles Ô combien dangereuses, il suffisait! Trainer son chaste ventre dans une herbe bien trop humide l'irritait. Aujourd'hui, après moultes et mûres réflexions, il allait vivre.
Il rêvait de sols plus fermes, de terres argentées, de briques rouges sang. Sang. Le Sang. Ce sang qui, dans la vie de Ted, avait toujours tenu une place (trop) importante. Car, notre ami le lombric avait un effroyable secret. Il aimait le sang. Sentir cette matière tiède et visqueuse couler le long de sa mâchoire encore endolorie par l'effort. (Pour)chasser, (r)attraper, mordre, arracher pour s'abreuver du précieux liquide nécessitait une force surhumaine. Mais Ted était bon à ce jeu et tuer ne le dérangeait pas outre mesure. Il pouvait compter sur sa taille, beaucoup était plus chétif, mais lui avait eu la chance de grandir dans des quartiers prospères. Dans ces marais, dansaient discrètement sur les flaques, les corps inanimés de ses victimes; moustiques repus, purs et tendres vers divers, laissés à la vue et l'indifférence de tous. Cela ne lui manquerait pas, il s'était lassé de ces trépidantes poursuites de creux en feuilles, de feuilles en branches, de branches en flaques, des proies devenues trop faciles, trop souvent vidées de leur sève noirâtre. Gagner de nouveaux espaces, en faire de nouveaux terrains de chasse, savourer chaque nouvelle espèce qu'il consommerait ou simplement étêterait, au fond du trou, il y pensait et ça le ravissait.
Demain il partirait.
Il ne prendrait pas de bagages, ça l'encombrerait.
Il s'endormait pour la dernière fois dans cette terre humide qu'il avait fini par abhorrer.

Ps : Tout ceci est inspiré d'une histoire vraie.















































Tu fais des rimes implicites, pioutain t'es fort !!!